#Undetectable – VIH indétectable : non infectieux

Les personnes séropositives qui suivent un traitement antirétroviral efficace sur la durée ne sont plus infectieuses. La campagne #undetectable entend abolir la stigmatisation des personnes séropositives.

#undetectable: VIH indétectable et non infectieux ?

La campagne a démarré en décembre 2015 avec une vaste offensive dans les médias en ligne et la presse écrite ciblant les gays. Il s’agit là d’un sujet prioritaire du programme de l’Aide Suisse contre le Sida destiné aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).

Les personnes séropositives qui suivent un traitement efficace et dont la charge virale n’est pas détectable ne peuvent pas transmettre le virus par voie sexuelle. En d’autres termes, un traitement efficace contre le VIH protège d’une transmission du virus.

Si les virus ne sont plus détectables dans le sang depuis au moins six mois, que les médicaments contre le VIH sont pris de manière rigoureuse et que les paramètres sanguins sont contrôlés régulièrement par un médecin, la personne séropositive n’est plus infectieuse.
Dans ce cas, les rapports sexuels sans préservatif sont conformes aux règles du safer sex.

Pour les personnes séronégatives, le message est le suivant : si l’on est sûr que la charge virale du ou de la partenaire sexuel-le est en dessous du seuil de détection, on peut renoncer au préservatif. Le VIH ne se transmet pas dans ces conditions. Il ne faudrait renoncer au préservatif que si toutes les personnes impliquées peuvent se faire mutuellement confiance et qu’elles savent que les conditions sont remplies pour des rapports sûrs sans préservatif. Une telle décision doit convenir à tout le monde. La règle d’or ne change pas : dans le doute, toujours utiliser un préservatif.

Et qu’en est-il de la gonorrhée et autres ?
Il est néanmoins possible de contracter une autre infection sexuellement transmissible (IST). En cas de changement fréquent de partenaires sexuels, un dépistage régulier et, le cas échéant, un traitement permettent d’y remédier. Il peut s’avérer utile de faire un dépistage des IST telles que la syphilis, la gonorrhée, les chlamydias ou l’hépatite en même temps que l’on contrôle régulièrement la charge virale.

D’un point de vue juridique, le statut VIH des personnes sous traitement efficace ne doit plus être révélé. Cf. Pénalisation de la transmission du VIH  

Plus d’informations sur le site du Dr Gay à la rubrique  #undetectable  et sur aids.ch aux rubriques #undetectable: VIH indétectable et non infectieux?  et Protection par le traitement.

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