Campagne LOVE LIFE : les infections sexuellement transmissibles en hausse

Berne, 11. novembre 2016

Les infections sexuellement transmissibles (IST) ont gagné du terrain en 2015. Le nombre de cas de gonorrhée a progressé de 23% par rapport à l’année précédente, ceux de syphilis de 7% et ceux de chlamydia de 5%, alors que les cas de VIH restent stables. La tendance est la même dans toute l’Europe. Ces chiffres montrent que les efforts en termes de prévention doivent être poursuivis. Le 14 novembre 2016, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lance sa nouvelle campagne LOVE LIFE avec pour thème le changement de partenaire et comme slogan : « Les partenaires changent. Le safer sex reste. »

La progression de la gonorrhée est observée depuis plusieurs années en Suisse comme dans les autres pays européens. L’introduction d’un nouveau test de dépistage plus simple, plus rapide et meilleur marché a pu jouer un rôle en poussant les médecins à déclarer plus souvent la maladie.

La chlamydia est difficile à contrôler, car elle reste souvent asymptomatique et passe inaperçue des patients, en particulier des femmes, qui sont plus souvent diagnostiquées et pour lesquelles la maladie peut avoir des conséquences telles que l’infertilité. La hausse de 5% peut en partie être expliquée par des tests plus fréquents.

Bien qu’en hausse de 7%, la syphilis reste une épidémie circonscrite à certains groupes. Elle touche avant tout les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH).

Les nouveaux cas d’infection au VIH restent stables. Sur plusieurs années, la tendance est même légèrement à la baisse bien que dans le groupe des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, cette baisse soit moins marquée. On distingue chez ces derniers une autre tendance positive : parmi les diagnostics, la part des nouvelles infections a progressé. Cela signifie que les HSH se font plus régulièrement tester qu’auparavant, un objectif de longue date des efforts de prévention.

Cela permet en effet de débuter le plus tôt possible le traitement en cas d’infection.
Le nombre de virus présents dans le sang peut de cette manière être réduit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de risque de transmission. Les données épidémiologiques concernant les quatre IST soumises à déclaration (gonorrhée, chlamydia, syphilis et VIH) ont été publiées le 11 novembre 2016.

Nouvelle campagne LOVE LIFE : « Les partenaires changent. Le safer sex reste. »

Le changement de partenaires sexuels augmente de manière significative le risque de contracter une infection sexuellement transmissible, comme la gonorrhée, la chlamydia et la syphilis. L’utilisation d’un préservatif réduit fortement ce risque et empêche la transmission du VIH. C’est pourquoi, l’OFSP, l’Aide suisse contre le Sida et SANTE SEXUELLE Suisse lancent dès le 14 novembre 2016 une campagne LOVE LIFE soulignant une nouvelle fois l’importance de respecter les règles du safer sex.

  • 1. Pas de pénétration sans préservatif 
  • 2. Pas de sperme, pas de sang menstruel dans la bouche 
  • 3. Consultation du médecin en cas de démangeaison, d'écoulement ou de douleur dans la région génitale

Quiconque respecte scrupuleusement le slogan « Les partenaires changent. Le safer sex reste. » peut se protéger d’une infection au VIH et réduire le risque de contracter d’autres IST. La campagne durera trois semaines et comprendra des affiches, un court-métrage diffusé dans les gares les plus fréquentées, ainsi que des mesures dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux.

Pour de plus amples informations :
OFSP, service de presse, téléphone 058 462 95 05 ou  media@bag.admin.ch
Santé sexuelle Suisse, Barbara Berger, 079 333 72 88
Aide suisse contre le sida, Daniel Seiler, 079 655 55 34

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