Sept bonnes raisons pour une embauche

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1. Capacité de travail

Un diagnostic VIH-positif ne dit rien sur la capacité de travail. Grâce aux nouveaux médicaments et thérapies, la qualité de vie des personnes avec le VIH/sida s’est grandement améliorée et généralement leur capacité de travail n’est pas influencée par leur statut sérologique.

2. Interdiction de discriminer

Diverses bases légales interdisent les discriminations à la place de travail. Un climat de travail non discriminatoire et ouvert est bénéfique pour l’ensemble du personnel de l’entreprise; il a des effets positifs en termes de motivation, de satisfaction, de loyauté et de performance.

3. Progrès dans le domaine de la médecine

Depuis l’introduction de la thérapie antirétrovirale au milieu des années 1990, la situation des personnes vivant avec le VIH a changé du tout au tout. Aujourd’hui en Suisse, ces personnes ont pratiquement la même espérance de vie que les personnes séronégatives.

4. 5e révision de la LAI

Les discriminations pour cause de maladie chronique ont également été thématisées dans une mesure accrue dans le contexte de la 5e révision de la LAI, qui vise le maintien et l’amélioration de la capacité de travail. Entre autres mesures, la détention et l’intervention précoces ont pour but de maintenir en emploi les personnes affectées dans leur santé ou de leur procurer une place de travail appropriée.

5. Protection juridique

En vertu du droit suisse, les employeurs sont tenus de protéger leur personnel contre la discrimination et d’assurer la protection des données. Des dispositions correspondantes se trouvent dans différents textes de loi, par ex. dans le code pénal (art. 27ss CP, violation du droit de la personnalité), le code des obligations (art. 328 CO, protection de la personnalité des travailleurs; art. 336, protection contre le licenciement), la loi fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des données ainsi que la loi du 13 décembre 2002 sur l’égalité pour les handicapés (pour autant que la Confédération soit l’employeur).

6. Statistique

Le VIH/sida touche avant tout des adultes en âge de travailler. En Suisse, environ 70 % des personnes vivant avec le VIH/sida exercent une activité professionnelle, dont 70 % à plein temps.

7. Risque de contamination

Le VIH fait partie des agents pathogènes difficilement transmissibles. Dans les activités courantes à la place de travail, il n’y a pas de danger d’infection, ce pourquoi il n’existe pas en principe en Suisse de professions interdites aux personnes avec le VIH/sida.