STARMAN – Semaines de dépistage des IST en mai 2017

La syphilis, la gonorrhée et l’infection à chlamydia sont des infections sexuellement transmissibles (IST) toujours très répandues. Il est fréquent qu’une infection ne soit détectée que tardivement et qu’elle se transmette dans l’intervalle. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont surreprésentés parmi les personnes recevant un tel diagnostic. L’usage systématique du préservatif n’offre malheureusement qu’une protection limitée étant donné que l’infection peut aussi se transmettre par exemple lors des préliminaires ou des rapports oraux. Une syphilis qui n’est pas traitée peut en outre augmenter le risque de contracter le VIH. L’Aide Suisse contre le Sida a réalisé pour la première fois en mai 2017 une campagne de dépistage gratuit de la syphilis, de la gonorrhée et de l’infection à chlamydia au sein de la communauté gay – qui a rencontré un vif succès.

La campagne a mis l’accent sur ces IST et sur le dépistage régulier. En effet, la syphilis, la gonorrhée et l’infection à chlamydia se traitent bien si elles sont détectées à temps. Ces semaines de dépistage avaient pour objectif de sensibiliser les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes aux IST : il s’agissait de leur faire connaître les principales IST, les éventuels symptômes et modes de transmission, les stratégies de réduction des risques et la fréquence à laquelle il est pertinent de faire un dépistage. La campagne a été réalisée en mai 2017 pour la première fois dans ces conditions et il est prévu de la répéter chaque année.

Par cette campagne, l’Aide Suisse contre le Sida a voulu sensibiliser le groupe très vulnérable des homosexuels à une infection et aux risques qui lui sont associés. Le dépistage gratuit a servi de ticket d’entrée à une consultation sur la syphilis, la gonorrhée, l’infection à chlamydia et d’autres IST. Les hommes ont été encouragés à faire régulièrement des tests de dépistage afin de détecter rapidement une éventuelle infection, de la traiter et d’éviter de la propager au sein de la communauté.
drgay.ch/starman