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Recul des recettes de l’Aide Suisse contre le Sida

Sous la présidence de Doris Fiala, le nouveau comité déclare la guerre au régime minceur imposé aux ressources dédiées à la lutte contre le VIH


Zurich, le 25 janvier 2012. Les ressources dont dispose l’Aide Suisse contre le Sida pour son travail ne cessent de diminuer. Grâce à la réduction des coûts, on s’attend à un résultat équilibré pour l’année 2011. Mais le recul des recettes observé ces dernières années se poursuit. L’Aide Suisse contre le Sida doit prendre en charge un nombre croissant de personnes séropositives avec toujours moins de moyens. Le nouveau comité de l’Aide Suisse contre le Sida, sous la direction de la présidente et conseillère nationale radicale zurichoise Doris Fiala, entend contrer résolument cette tendance.

La situation financière de l’Aide Suisse contre le Sida est précaire : en 2010, le secrétariat de l’Aide Suisse contre le Sida (ASS) a essuyé pour la première fois une perte s’élevant à CHF 330’000. En 2011, les mesures de réduction des coûts introduites déjà l’année précédente ont donc été renforcées par la suppression de postes et la diminution des frais matériels : ainsi, les ressources en personnel ont été réduites de plus de 30% en l’espace de deux ans. Compte tenu de ces mesures drastiques, l’ASS s’en tirera à bon compte selon le bilan provisoire 2011, affichant un résultat équilibré – et ce bien que le recul des recettes observé depuis de nombreuses années se soit poursuivi en 2011 et que les fonds en provenance des deux sources principales, à savoir l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les dons, aient diminué de quelque CHF 900’000 en tout (baisse d’environ CHF 750'000 du côté de l’OFSP et d’environ CHF 150'000 pour les dons). Or la tendance se poursuit : l’Aide Suisse contre le Sida s’attend pour 2012 à un nouveau recul des recettes en provenance de la Confédération de plusieurs centaines de milliers de francs.

La nouvelle direction de l’Aide Suisse contre le Sida réagit

La présidente Doris Fiala attribue cette baisse des recettes essentiellement au fait que le thème du VIH/sida est en perte de vitesse ces dernières années dans les médias, auprès du public et des politiques. C’est inadmissible : entre 1992 et 2000, le nombre annuel de nouvelles infections s’est abaissé jusqu’à 600 environ, avant de remonter jusque vers 800. Cette nouvelle hausse a frappé essentiellement les hommes suisses ayant des rapports sexuels avec des hommes ainsi que les hétérosexuels en provenance de pays à forte prévalence du VIH (région subsaharienne). Ce n’est qu’à partir de 2009 que le nombre de nouvelles infections est retombé à environ 600 par année. En d’autres termes, en dépit de tous les efforts déployés en matière de prévention, nous en sommes aujourd’hui là où nous nous trouvions il y a dix ans.

Par ailleurs, comme les décès sont fortement en recul grâce aux traitements à disposition, il y a chaque année en Suisse davantage de personnes séropositives, compte tenu des nouvelles infections. Leur nombre est estimé aujourd’hui à environ 25'000 – et la tendance est à la hausse. Et cela a un prix : les coûts d’un traitement contre le VIH pour toute une
vie sont estimés à 1 million de francs. Pour les quelque 8000 personnes actuellement sous traitement, les coûts annuels atteignent 200 millions de francs. Outre la prise en charge médicale, ces personnes ont impérativement besoin des conseils et du soutien de l’Aide Suisse contre le Sida et de ses membres.

« Il faut à nouveau sensibiliser la population à l’importance des défis liés au VIH et au sida, a déclaré Doris Fiala, et je m’y emploierai de toutes mes forces ». Voici comment la nouvelle direction entend mettre un terme au recul des recettes :
  • Il convient de trouver de nouvelles sources de financement, notamment auprès de l’économie privée et de fondations.
  • La structure de l’association est évaluée à l’aune de son efficacité et adaptée aux nouvelles exigences de la lutte contre le VIH et le sida. Un processus de réorganisation est en cours depuis début 2011 et il doit s’achever cette année.
  • Des partenaires parmi les fondations et les entreprises sont recherchés en qualité de bailleurs de fonds pour des projets-clés de l’Aide Suisse contre le Sida, tels le réseau de migrants Afrimedia ou le projet de prévention du sida dans le milieu de la prostitution (APiS).
  • Il convient d’intensifier la recherche de fonds auprès des particuliers et d’explorer de nouvelles voies.


Engagement en faveur des groupes de population exposés et des personnes séropositives

A l’avenir, l’Aide Suisse contre le Sida concentrera davantage encore ses activités de prévention sur les groupes particulièrement touchés par le VIH et le sida : les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la population migrante en provenance des pays subsahariens et les travailleuses du sexe. Il s’agit de garantir un recul des nouvelles infections par un travail d’information soutenu, un réseau performant et des campagnes innovantes.

L’Aide Suisse contre le Sida accorde également beaucoup d’importance à son engagement en faveur des personnes séropositives, dont le nombre est toujours croissant, et de leurs proches. A travers ses projets et prestations, elle s’investit notamment afin que les personnes séropositives puissent conserver leur emploi ou réintégrer la vie active. Son engagement se traduit avant tout par des conseils juridiques, une étroite collaboration avec les employeurs, le lobbying au plan politique et la lutte contre la discrimination des personnes séropositives.

Documents de presse

Contacts :
Bettina Maeschli
Cheffe de la communication
bettina.maeschli@aids.ch
mobile : 079 357 60 20

Doris Fiala
Présidente
mobile : 079 611 84 17

Journée nationale "droits sexuels", Fribourg 2011


SANTE SEXUELLE Suisse              Logo der Aids-Hilfe Schweiz


Les droits sexuels, ces droits de l’homme


Les droits sexuels sont les droits de l’homme en lien avec la sexualité, comme le droit à disposer seul de son corps, à la sécurité ou à l’intégrité physique. SANTE SEXUELLE Suisse (anciennement PLANeS) et l’Aide Suisse contre le Sida organisent à Fribourg le premier colloque national dédié à ces droits lors de la journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre prochain. Une résolution y relative sera adoptée à cette occasion.

Une promotion adéquate de la santé sexuelle et reproductive passe obligatoirement par une bonne connaissance des droits sexuels et par la capacité à se positionner en conséquence. Ces droits jouent donc un rôle essentiel dans le domaine de la prévention, car seul un individu ayant accès à des mesures adaptées lors de contacts intimes peut se protéger efficacement contre les grossesses non désirées ou infections sexuellement transmissibles.

Les droits sexuels comprennent par exemple le droit des adolescents à disposer d’une éducation ainsi que d’informations fiables et exhaustives en la matière. Aucun thème concernant la sexualité ne peut donc être sciemment passé sous silence. De même, les réponses aux questions que chacun se pose sur le sujet doivent rester neutres et objectives.

Le droit des femmes à décider de leur plein gré si elles souhaitent ou non recourir à l’avortement jusqu’à leur 12ème semaine de grossesse fait lui aussi partie des droits sexuels.

La notion de droits sexuels implique en outre que l’orientation sexuelle n’influence en aucun cas une quelconque décision sociale ou économique. Les homosexuels doivent pouvoir vivre sans être stigmatisés ni discriminés, tout comme les professionnels du sexe ont droit à des conditions de travail sûres et à une existence libre et saine, sans contrainte ni violence.

La déclaration sur les droits sexuels présentée à Fribourg par Vicky Claeys, directrice de l’IPPF European Network, le 10 décembre 2011 a été élaborée par l’International Planned Parenthood Federation. Ce texte sert aujourd’hui de référence pour toute question relative à la promotion de la santé sexuelle et reproductive dans le monde.

Pour toute question:

SANTE SEXUELLE Suisse          
Susanne Rohner           
Natel: 078 881 63 96
susanne.rohner[a]sexuelle-gesundheit.ch   
www.sante-sexuelle.ch


Aide Suisse contre le Sida
Bettina Maeschli
Natel: 079 357 60 20
bettina.maeschli[a]aids.ch


Le 1er décembre 2011 : Journée mondiale du sida
Les discriminations à l’encontre des personnes séropositives restent monnaie courante à l’heure actuelle


Zurich, le 29 novembre 2011. Grâce aux médicaments à disposition, les séropositifs en Suisse ont actuellement une bonne espérance de vie. Mais les discriminations et exclusions restent monnaie courante. C’est ce que révèle la nouvelle déclaration des cas de discrimination de l’Aide Suisse contre le Sida.

 

Il y a en Suisse quelque 25‘000 personnes vivant avec le VIH ou le sida. Chaque année, 600 à 700 nouvelles infections viennent s’y ajouter. Le diagnostic « séropositif » n’équivaut plus désormais à une condamnation à mort. Grâce aux médicaments à disposition, le VIH est devenu aujourd’hui une maladie chronique.

Mais en dépit des importants progrès médicaux, il reste beaucoup à faire. Les séropositifs sont toujours l’objet de discriminations et d’exclusions au quotidien. Souvent, ce sont des peurs irrationnelles liées à la transmission du virus et les préjugés à l’encontre des séropositifs qui sont à l’origine de ces discriminations. C’est ce que révèle aussi la nouvelle déclaration des cas de discrimination que l’Aide Suisse contre le Sida a transmise la semaine dernière à la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida.


Nouvelle déclaration des cas de discrimination : davantage de cas dans la vie active

Au cours du dernier semestre, 44 déclarations sont parvenues à l’Aide Suisse contre le Sida, soit un total de 84 cas pour les douze derniers mois – mais ce n’est là que la pointe de l’iceberg. La tendance des dernières années est confirmée par les récentes déclarations : les cas de discrimination concernant la vie active sont en hausse. Les séropositifs risquent la résiliation abusive des rapports de travail ou le harcèlement par des collègues si leur infection à VIH vient à être connue. Des problèmes surgissent également avec la couverture d’assurance en cas de maladie : les séropositifs n’ont pratiquement aucune chance de conclure une assurance individuelle d’indemnités journalières.


Protection juridique insuffisante

La protection juridique en Suisse ne suffit pas pour lutter efficacement contre les discriminations. Un licenciement abusif ne peut pour ainsi dire pas être prouvé : c’est la parole de l’un contre celle de l’autre. L’introduction d’une loi anti-discrimination sur le modèle des pays de l’UE permettrait d’y remédier. En particulier le renversement du fardeau de la preuve est essentiel : c’est aux employeurs qu’il devrait incomber de prouver qu’ils n’ont pas agi de manière discriminatoire.


L’Aide Suisse contre le Sida lutte contre les discriminations à différents niveaux. Elle intervient au cas par cas si la personne impliquée le souhaite. Elle informe et sensibilise les employeurs à cet aspect par le biais de la plate-forme www.workpositive.ch. Elle les aide aussi à introduire un règlement sur le VIH au travail afin de prévenir les discriminations. Sa consultation juridique gratuite est à la disposition des employeurs pour toute question en relation avec le VIH. A travers ses campagnes, elle informe également le public de la discrimination qui touche encore et toujours les personnes séropositives.


Centre de déclaration des discriminations

L’Aide Suisse contre le Sida est le centre national de déclaration des discriminations liées au VIH/sida. Elle collecte les cas qui sont portés à sa connaissance et les transmet deux fois par an à la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida. Elle intervient en cas de discrimination, offre des consultations juridiques gratuites aux personnes séropositives et s’investit en faveur de conditions-cadre politiques, sociales et légales susceptibles de prévenir les discriminations.

Nouvelle déclaration des cas de discrimination (256KB PDF)

A propos de la Journée mondiale du sida

Calendrier des manifestations


Contre la discrimination au travail

L’Aide Suisse contre le Sida lance aujourd’hui sa campagne pour la Journée mondiale du sida 2011

Zurich, le 14 novembre 2011. L’Aide Suisse contre le Sida donne aujourd’hui le coup d’envoi à sa campagne qui fait appel à des personnalités suisses, repartie pour un tour. Cette année, elle met l’accent sur la thématique « VIH et travail » et a pu gagner à sa cause une nouvelle personnalité : il s’agit de Tally Elfassi-Weijl, fondatrice et propriétaire du label de mode suisse Tally Weijl.

« Contre la discrimination au travail », voilà la devise de la campagne de cette année. Tally Elfassi-Weijl, propriétaire et fondatrice des boutiques de mode Tally Weijl qui comptent 3000 collaborateurs, a accepté de participer à la campagne. En déclarant : « Donner les mêmes chances aux personnes séropositives, ça c’est totally tally », elle s’exprime contre la discrimination des personnes séropositives sur leur lieu de travail. Comme les années précédentes, le rappeur Stress, le chanteur zurichois Michael von der Heide et le mannequin tessinois Xenia Tchoumitcheva font eux aussi une déclaration personnelle sur le VIH.

     

70 pour cent des personnes séropositives travaillent
Il y a en Suisse 25'000 personnes qui vivent avec le VIH. 70 pour cent de ces personnes séropositives travaillent, dont deux tiers à plein temps. Grâce aux traitements qui se sont nettement améliorés ces dernières années, la majorité des personnes séropositives sont aptes au travail. Toutefois, on est encore loin d’une normalisation : les licenciements abusifs, le harcèlement par des supérieurs ou des collègues, l’absence de prestations d’assurances et les violations de la protection des données sont à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. Dans la perspective de la Journée mondiale du sida le 1er décembre prochain, l’Aide Suisse contre le Sida entend retenir l’attention à travers sa campagne et sensibiliser le public à la situation des personnes séropositives dans la vie active.

Réglementer pour prévenir les discriminations
Autre facette de sa collaboration avec l’Aide Suisse contre le Sida, l’entreprise Tally Weijl a adapté son règlement interne en y intégrant des dispositions relatives au VIH. Ce règlement s’applique à l’échelle mondiale. Tally Elfassi-Weijl explique son engagement en ces termes : « En adaptant notre règlement, nous prenons des mesures concrètes et nous pouvons prévenir les discriminations en relation avec le VIH dans notre entreprise. » Lorsqu’elle adopte de telles lignes directrices, une entreprise s’engage par exemple à ne pas demander le statut VIH lors de la procédure d’embauche, à respecter les dispositions relatives à la protection des données et à protéger ses employés d’actes discriminatoires.

La campagne de l’Aide Suisse contre le Sida pour la Journée mondiale du sida est visible dès à présent sur des affiches dans toute la Suisse, dans les transports publics de certaines villes et dans des spots à la télévision.


Pour plus d’informations :
Bettina Maeschli
Cheffe de la communication
Tél. 044 447 11 21
Mobile 079 357 60 20
E-mail : bettina.maeschli@aids.ch

Téléchargements : sujets des affiches
Affiche format portrait | PDF 9MB
Affiche format paysage | PDF 4MB

Dossier « Contre la discrimination au travail »
Calendrier des manifestations de la Journée mondiale du sida

Stop à la syphilis – tests gratuits pour les homosexuels


Zurich, le 28 septembre 2011. Les cas de syphilis en Suisse sont à nouveau en forte hausse depuis quelques années. Les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes sont particulièrement touchés. Forte de ce constat, l’Aide Suisse contre le Sida lance en octobre une campagne de dépistage gratuit de la syphilis.

Semaines de dépistage de la syphilis
La syphilis gagne à nouveau du terrain. Ce sont 975 nouvelles infections qui ont été déclarées l’an passé à l’Office fédéral de la santé publique. La moitié d’entre elles ont été diagnostiquées sur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. De nos jours, une syphilis se traite facilement à l’aide d’antibiotiques. Mais l’infection n’est pas pour autant anodine. Elle multiplie notamment par cinq, voire jusqu’à dix, le risque d’infection par le VIH. Voilà pourquoi l’Aide Suisse contre le Sida organise en octobre des semaines de dépistage pour les homosexuels dans les plus grandes villes de Suisse.

La syphilis se transmet facilement lors de rapports sexuels non protégés. L’utilisation d’un préservatif réduit le risque de contamination. Mais les règles du sexe à moindre risque ne garantissent pas une protection complète contre la syphilis : l’agent pathogène peut par exemple se transmettre lors de rapports oraux. Comme la syphilis n’occasionne pour ainsi dire pas de troubles au début, la contamination n’est souvent découverte que tardivement. Les premiers symptômes, des ulcères indolores à l’endroit où l’agent pathogène a pénétré dans l’organisme, disparaissent en effet rapidement. Les personnes atteintes transmettent donc la syphilis sans s’en rendre compte et ne consultent que tardivement.

La campagne de l’Aide Suisse contre le Sida part de ce constat. Elle veut rendre attentif le groupe très vulnérable des homosexuels à cette infection et aux risques qui lui sont associés. « Le but est d’inciter les hommes à faire régulièrement des tests afin de dépister et de traiter la syphilis et d’empêcher sa propagation », déclare Marco Müller, responsable de la campagne auprès de l’Aide Suisse contre le Sida.

La campagne démarre le 1er octobre, étayée par des dépliants et des affiches ainsi que par la distribution de bons pour les tests lors de manifestations, dans des bars et des établissements fréquentés essentiellement par un public homosexuel. Les bons, à faire valoir jusqu’au 18 novembre 2011, donnent droit à un dépistage dans l’un des centres répertoriés sur www.gay-box.ch. Des bons pour les tests peuvent aussi être téléchargés directement sur ce site.

La campagne est soutenue par l’Office fédéral de la santé publique et par l’Association d’entreprises gay Suisse (VEGAS). Elle a été mise sur pied en étroite collaboration avec l’Aide Sida Berne, l’antenne sida des deux Bâle et les Checkpoints de Genève et Zurich.

Pour plus d’informations :
www.gay-box.ch

Contact:
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Cheffe de la communication

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Introduction d’un règlement sur le VIH/sida à la place de travail

Johnson & Johnson donne un signal clair contre la discrimination

Baar, Zurich, le 2 août 2011 – Johnson & Johnson Suisse adopte des lignes directrices en matière de VIH sur le lieu de travail. L’entreprise a élaboré en effet un règlement dans ce sens en collaboration avec l’Aide Suisse contre le Sida. Celui-ci entre en vigueur immédiatement et il s’applique aux quelque 3600 collaborateurs de l’entreprise en Suisse.

Un règlement sur le VIH/sida à la place de travail est un instrument important pour lutter contre la discrimination des personnes séropositives en milieu professionnel. Avec Johnson & Johnson, c’est un nouvel employeur de taille en Suisse qui vient de mettre au point et d’introduire de telles lignes directrices, en collaboration avec l’Aide Suisse contre le Sida. En adoptant cette mesure, Johnson & Johnson protège efficacement de la discrimination ses quelque 3600 collaborateurs et s’investit en faveur des personnes atteintes d’une maladie chronique.

« La décision de Johnson & Johnson nous fait très plaisir, déclare Daniel Bruttin, directeur de l’Aide Suisse contre le Sida. L’entreprise montre ainsi clairement que la discrimination des personnes séropositives n’est pas tolérée. » Carine Brouillon, directrice de Janssen, la division pharmaceutique de Johnson & Johnson, ajoute : « Pour une entreprise comme la nôtre qui agit de manière responsable au plan social, il était tout naturel de vouloir renforcer chez nous aussi la sensibilisation à cet enjeu majeur ».

Grâce aux traitements nettement améliorés au cours des dernières années, 70 pour cent des personnes séropositives travaillent à l’heure actuelle. Deux tiers des séropositifs exerçant une activité lucrative occupent un poste à plein temps. Toutefois, on est encore loin d’une normalisation : licenciements abusifs, harcèlement par des supérieurs ou des collègues, absence de prestations d’assurances et violations de la protection des données sont à l’ordre du jour dans de nombreuses entreprises. En adoptant des lignes directrices en matière de VIH/sida sur le lieu de travail, une entreprise s’engage par exemple à ne pas demander le statut VIH lors de la procédure d’embauche, à respecter les dispositions relatives à la protection des données et à protéger ses employés d’actes discriminatoires.

Une loi anti-discrimination, telle que la connaissent de nombreux pays européens, représenterait une autre étape décisive dans la protection contre la discrimination. « Nous constatons sans cesse que la situation juridique en Suisse empêche des personnes séropositives de faire valoir leurs droits, déclare Caroline Suter, juriste à l’Aide Suisse contre le Sida. Le renversement du fardeau de la preuve, autrement dit l’exigence faite à l’employeur de prouver qu’il n’a pas agi de manière abusive, constituerait un progrès important. »

www.workpositive.ch
Guide pour la conception d’un règlement sur le VIH / sida à la place de travail
Règlement modèle pour la protection contre les discriminations à la place du travail

Contacts :
Bettina Maeschli
Cheffe de la communication
de l’Aide Suisse contre le Sida
Tél. +41 44 447 11 21
Mobile +41 79 357 60 20
bettina.maeschli@aids.ch

Thomas Moser
Head of Communication
Johnson & Johnson Campus
Tél. +41 52 630 88 44
Mobile +41 79 205 55 35
tmoser@its.jnj.com


Nouveaux cas de discrimination déclarés par l’Aide Suisse contre le Sida

Les cas de discrimination de personnes séropositives sont particulièrement fréquents en milieu professionnel


Zurich, le 6 juillet 2011. Les personnes séropositives font l’objet de discrimination et c’est particulièrement fréquent sur le lieu de travail. C’est ce que révèle la nouvelle déclaration des cas de discrimination par l’Aide Suisse contre le Sida. Une loi anti-discrimination pourrait remédier au problème.

 

Le VIH/sida est aujourd’hui une maladie chronique. Grâce aux traitements qui se sont encore nettement améliorés ces dernières années, ce sont actuellement 70% des personnes séropositives qui travaillent. Deux tiers d’entre elles exercent une activité à plein temps. Est-ce à dire que tout va bien ?


De loin pas. C’est ce que révèle la nouvelle déclaration des cas de discrimination par l’Aide Suisse contre le Sida. Les discriminations et violations de la protection des données de personnes séropositives sont particulièrement fréquentes dans le monde du travail.


On citera le cas de Marianne B. (nom d’emprunt). Elle a été licenciée peu de temps après que son chef a appris son infection à VIH. Le licenciement était clairement abusif. Suite à cette expérience traumatisante, Marianne B. a quitté son emploi et c’est plus tard qu’elle a déclaré la discrimination, mais en renonçant à une plainte. Grâce à l’intervention de l’Aide Suisse contre le Sida, l’entreprise lui a du moins versé une indemnité.


Une loi anti-discrimination, telle que la connaissent de nombreux pays européens, améliorerait de manière décisive la situation juridique des personnes séropositives. « Nous constatons sans cesse que la situation juridique en Suisse empêche des personnes séropositives de faire valoir leurs droits, déclare Caroline Suter, juriste à l’Aide Suisse contre le Sida. Le renversement du fardeau de la preuve, autrement dit l’exigence faite à l’employeur de prouver qu’il n’a pas agi de manière abusive, constituerait un progrès important. »


L’Aide Suisse contre le Sida est le centre national de déclaration des discriminations liées au VIH/sida et elle transmet les cas portés à sa connaissance deux fois par an à la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida. Elle intervient en cas de discrimination, offre des consultations juridiques gratuites aux personnes séropositives et s’investit en faveur de conditions-cadre politiques, sociales et légales susceptibles de prévenir les discriminations.


Cas de discrimination en Suisse


Ce sont 40 cas de discrimination ou de violation de la protection des données en relation avec le VIH/sida qui ont été déclarés à l’Aide Suisse contre le Sida au cours du dernier semestre. Parmi eux, 16 concernaient l’activité lucrative, 9 les assurances sociales, 3 les assurances vie, 2 le droit des étrangers, 2 l’interdiction d’entrée et de séjour, 2 le droit pénal et un dernier entrait dans la catégorie divers. Enfin, cinq cas de violation de la protection des données ont été déclarés.

Quelque 80 à 100 cas sont déclarés chaque année à l’Aide Suisse contre le Sida, mais ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg. On est encore loin d’une normalisation des rapports avec les personnes séropositives.

Accès à la nouvelle déclaration des cas de discrimination (PDF)

Pour plus d’informations veuillez consulter http://www.aids.ch/f/medien/diskriminierung.php.


Aide Suisse contre le Sida : réorientation de l’association et changements dans la direction stratégique


Zurich, le 28 mai 2011. L’Aide Suisse contre le Sida a pris congé aujourd’hui de son président, Hansruedi Völkle, à l’occasion de son assemblée générale. Après neuf ans d’activité honorifique au sein du comité de l’Aide Suisse contre le Sida, M. Völkle ne s’est plus présenté aux élections cette année pour raison d’âge. L’Aide Suisse contre le Sida axera à l’avenir son travail de prévention de manière encore plus ciblée sur les groupes particulièrement touchés par le VIH. Elle se concentrera également sur les prestations existantes en faveur des personnes séropositives.
 
L’Aide Suisse contre le Sida a pris congé de son président, Hansruedi Völkle, à l’occasion de l’assemblée générale d’aujourd’hui. M. Völkle se retire pour raison d’âge après plus de neuf ans d’activité honorifique en tant que membre du comité, vice-président et président de l’Aide Suisse contre le Sida. Durant son mandat, M. Völkle s’est investi avec énormément de cœur en faveur de l’Aide Suisse contre le Sida. L’assemblée générale lui exprime sa plus vive reconnaissance pour le travail accompli.
Grâce aux progrès médicaux, le VIH s’est transformé ces dernières années en maladie chronique. Néanmoins, ce sont toujours deux personnes qui reçoivent chaque jour en Suisse le diagnostic « séropositif ».  En 2010, plus de la moitié de ces nouvelles infections par le VIH ont été diagnostiquées chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
Voilà pourquoi l’Aide Suisse contre le Sida fixera les priorités là où l’urgence est la plus grande, à savoir auprès des groupes de population au sein desquels le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) sont particulièrement répandus, et auprès des personnes séropositives, à qui elle continuera d’apporter son soutien.
Cette concentration d’activités se fait dans la foulée de la mise en œuvre du nouveau programme national VIH et IST 2011-2017 (PNVI), adopté par le Conseil fédéral le 1er décembre 2010.
La réorientation de l’Aide Suisse contre le Sida nécessite de repenser les structures de l’association et sa direction stratégique. Un comité par intérim sur la direction de la vice-présidente sortante Sibylle Niederöst a été désigné à l’assemblée générale afin de piloter ce processus. Il dirigera les affaires jusqu’à une assemblée générale extraordinaire prévue en fin d’année, conduira la réorganisation et proposera un futur comité allégé et réorienté ainsi qu’un nouveau président ou une nouvelle présidente.

Pour plus d’informations :
David Perrot,     membre du comité,     tél: 076 380 66 08

Mauvaises notes pour la Suisse en matière de protection contre la discrimination


Zurich, 5 avril 2011. La Suisse fait figure de mauvaise élève à l'échelle internationale en ce qui concerne la protection contre la discrimination. C'est ce que confirme une nouvelle étude. Principaux concernés par ce manque de protection contre la discrimination : les séropositifs. L'Aide Suisse contre le Sida exige donc une amélioration de la situation juridique en faveur des personnes atteintes du sida ou d'autres maladies chroniques.


La troisième édition de l'Index des politiques d'intégration des migrants (« Migrant Integration Policy Index », MIPEX III) montre que la Suisse présente de grosses lacunes en matière de protection contre la discrimination et occupe l'avant-dernière place du classement des 31 pays analysés, parmi lesquels figurent les États-Unis et les pays de l'UE. C'est ce que rapporte la Commission fédérale contre le racisme aujourd'hui dans un communiqué.


L'Aide Suisse contre le Sida dénonce depuis longtemps déjà les lacunes de notre pays en ce qui concerne la protection contre la discrimination. La législation incomplète empêche de lutter efficacement contre la discrimination.


L'absence de loi anti-discrimination en Suisse est lourde de conséquences pour les personnes atteintes de maladies chroniques, comme le VIH par exemple. En Suisse, les travailleurs séropositifs sont mal protégés en particulier au travail. Grâce aux traitements antirétroviraux, aujourd'hui 70% des personnes séropositives au VIH sont en mesure de travailler et occupent un poste à temps plein ou à temps partiel. Malgré l'amélioration de leur état de santé, ces personnes sont chaque jour confrontées à la discrimination sur leur lieu de travail. Ainsi, un candidat qui n'a pas obtenu le poste en raison de son infection au VIH ou l'employée qui a été licenciée pour le même motif doit apporter la preuve qu'il ou elle a subi une discrimination. La plupart des plaintes n'ont presqu'aucune chance d'aboutir, puisque la preuve est à chaque fois difficile à produire. Il existe également des lacunes dans le domaine de la protection contre le licenciement durant la période d'essai, en cas d'incapacité de travail pour cause de maladie et lors de l'admission de personnes séropositives au sein des assurances.


Une étude du Fonds national suisse, menée en 2003, a mis en évidence les lacunes du droit suisse et constaté qu'en matière de protection contre la discrimination, notre pays était à la traîne derrière l'UE et d'autres pays. Les auteurs de cette étude avaient demandé que les lacunes juridiques concernant les personnes atteintes de maladies chroniques soient comblées. Plusieurs interventions parlementaires visant l'amélioration de la protection contre la discrimination ont à ce jour échoué. L'Aide Suisse contre le Sida agit et va prier les responsables politiques des deux conseils d'entreprendre sans attendre les démarches nécessaires pour combler les vides juridiques relatifs aux personnes atteintes de maladies chroniques.


Communiqué de la Commission fédérale contre le racisme.


Informations complémentaires :

Bettina Maeschli, porte-parole, Aide Suisse contre le Sida, tél. 079 357 60 20


Campagne Love Life: Consulter un médecin quand ça brûle ou ça gratte


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21 mars 2011
La campagne Love Life s'affiche dès aujourd'hui sous une nouvelle forme. Elle met l'accent sur les infections sexuellement transmissibles (IST), qui sont ainsi intégrées dans la prévention du HIV. Consulter un médecin quand ça brûle ou ça gratte, tel est le message principal véhiculé par les spots TV, les affiches et les sites internet. Cette campagne de sensibilisation du public, élaborée par l'OFSP, la fondation PLANeS et l'Aide suisse contre le sida (ASS), se déroulera ce printemps et en automne prochain.

Cette campagne est la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie 2011-2017 approuvée par le Conseil fédéral l'an dernier et qui intègre d'autres infections sexuellement transmissibles (IST) à la prévention du VIH/sida. L’intégration des IST dans la stratégie tient à deux raisons principales. D’abord, le nombre de nouvelles infections est en hausse, aussi bien en Suisse que dans les autres pays d'Europe occidentale. Ensuite, les IST jouent un rôle non négligeable dans la propagation du VIH . En effet, quiconque est atteint d’une IST contractera plus facilement le VIH et, à l'inverse, les personnes séropositives ayant en plus une IST transmettront plus aisément le HIV. Plusieurs pays européens ont déjà mis au point une stratégie de lutte portant à la fois sur le VIH et les autres IST.

Près de 20 000 personnes séropositives vivent en Suisse et, chaque année, entre 600 et 800 tests de dépistage se révèlent positifs. Les IST sont en augmentation et ont fréquemment une évolution asymptomatique, ce qui complique leur détection. De plus, nombre de ces agents pathogènes se transmettant assez facilement. Or l’absence de traitement de ces infections peut avoir des conséquences graves : maladies chroniques, cancer, infertilité, complications de grossesse ainsi que dommages causés au fœtus ou infirmités congénitales. Autrement dit, les IST peuvent causer de grandes souffrances et constituent une sérieuse menace pour la santé publique. L'encouragement à consulter un médecin conduira probablement dans un premier temps à une augmentation du nombre des IST, mais qui devrait par la suite d'estomper avec la prise en charge des patients. Le but de la nouvelle stratégie est d'arriver à réduire de 50% les nouvelles infections jusqu'en 2017.

L’intégration des IST a conduit à adapter les règles du safer sex qui demeurent valables, à savoir: pénétration toujours avec un préservatif; pas de sperme, pas de sang menstruel dans la bouche, ne pas en avaler. Ces règles sont complétées par une nouvelle recommandation: consultation du médecin en cas de démangeaison, d’écoulement ou de douleur dans la région génitale. La campagne vise aussi à encourager les personnes infectées à informer leur partenaire.
Dans ce contexte, la rubrique: Check your lovelife a été adaptée sur le site internet
www.check- your-lovelife.ch .


Renseignements :

Prévention du VIH : Roger Staub, responsable de la section Promotion et prévention, OFSP, tél. 031 322 95 05 / media@bag.admin.ch

Campagne : Adrian Kammer, responsable de la section Campagnes, OFSP, tél. 031 322 95 05 / media@bag.admin.ch

PLANeS Fausta Borsani, cheffe de projet, 031 311 44 08

Aide suisse contre le sida : Bettina Maeschli, porte-parole, tél. 044 447 11 21 / 079 357 60 20


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