Archive médias 2007

Journée mondiale du sida 2007 – Une politique en faveur des personnes séropositives sur le lieu de travail

 
L’Aide Suisse contre le Sida réclame la non-discrimination des travailleurs séropositifs. L’Union patronale a reconnu la situation.

Affiche Journée mondiale du sida 2007
Zurich, 27 novembre 2007. A l’occasion de la Journée mondiale du sida, l’Aide Suisse contre le Sida donne le coup d’envoi de sa politique en faveur des personnes séropositives sur le lieu de travail. Concrètement, il s’agit là d’un règlement sur le VIH/sida à la place de travail qui doit contribuer à éliminer les préjugés vis-à-vis des personnes séropositives, la stigmatisation, voire la discrimination en milieu professionnel. De nombreuses personnes séropositives qui, voilà quelques années encore, ne pouvaient pas travailler en raison de leur état de santé, ont pu réintégrer la vie active grâce au traitement médicamenteux. Quelque 70% de toutes les personnes atteintes travaillent, soit environ 15'000 personnes qui apportent leur contribution productive à la société.

L’Union patronale fait un premier pas

L’opinion publique suisse, les assurances sociales et les employeurs ne sont pas encore suffisamment conscients de la situation des personnes séropositives en milieu professionnel. La déclaration de Thomas Daum, directeur de l’Union patronale suisse, marque une première étape positive :
"En Suisse, quelque 15 000 personnes séropositives travaillent ; il n’y a pas de contamination à craindre. Par conséquent, du point de vue de l’employeur, il n’y a aucune raison de discriminer les personnes atteintes, tant à l’embauche qu’à l’emploi. Voilà qui permet aux personnes atteintes de rester intégrées dans la vie active, tandis que des coûts susceptibles d’être évités sont épargnés aux assurances sociales, et donc à la société."

Tamara Gerber, membre de la direction de Starbucks Suisse, s’oppose, elle aussi, à la discrimination des personnes séropositives :
"Dans la culture d’entreprise de Starbucks, la dignité et le respect dans le traitement des collaborateurs jouent un rôle déterminant. Nous reconnaissons la diversité comme une composante essentielle de notre façon de travailler. Il est important de mettre de l’enthousiasme dans le travail quotidien et d’offrir à nos hôtes de véritables moments de plaisir. Les deux choses dépendent des dispositions fondamentales du collaborateur, et non du fait qu’il est séropositif ou séronégatif

Consultation juridique de l’Aide Suisse contre le Sida pour les travailleurs

La plupart des demandes adressées à la consultation juridique de l’Aide Suisse contre le Sida par des personnes séropositives concernent des difficultés sur le lieu de travail. Il s’agit notamment de problèmes avec la caisse de pension ou l’assurance indemnités journalières, de violation de la protection des données, de harcèlement par des supérieurs ou des collègues ou encore de congés abusifs. Les chiffres en témoignent : si les questions en relation avec le droit du travail représentaient 9% des demandes en 2000, ce chiffre a passé à 40% en 2006 et en 2007, ce qui correspond à une demande par jour. Ces faits montrent clairement qu’un grand nombre de femmes et d’hommes séropositifs sont désormais intégrés dans la vie active. Mais ces personnes butent encore sur de nombreux obstacles, d’où leur démarche auprès de la consultation juridique.

Une enquête à l’appui des constatations de l’Aide Suisse contre le Sida

De mai à octobre 2007, une enquête a été réalisée auprès de 60 spécialistes en ressources humaines dans des PME et de grandes entreprises dans le cadre du projet P+IPS (Positive Integration Project Switzerland), mené conjointement par l’hôpital et l’antenne sida du canton de Saint-Gall.

Les résultats font ressortir avant tout la contradiction entre la constatation que « le VIH n’est plus considéré de manière générale comme une maladie menant nécessairement à l’invalidité », et le fait que « les personnes séropositives sont toujours considérées comme un risque pour la santé (contamination !) par leurs collègues sur le lieu de travail ».

L’Aide Suisse contre le Sida exhorte à l’intégration active

Personne n’ignore l’importance de l’intégration professionnelle, et donc de la participation à la vie sociale, pour la satisfaction et la santé de tout être humain. La mise en péril de l’intégration professionnelle en raison de la stigmatisation et de la discrimination fait que des compétences professionnelles restent inexploitées, tandis que les assurances sociales peinent sous le poids de la dépendance financière des personnes atteintes, dépendance souvent inutile. La discrimination coûte cher à l’économie nationale et ne se justifie pas.

L’Aide Suisse contre le Sida exhorte par conséquent les employeurs à intégrer activement les personnes séropositives dans le monde du travail et à éviter toute stigmatisation ou discrimination. Elle aide volontiers les employeurs à prendre les mesures et à élaborer les directives requises, ainsi qu’à les mettre en Œuvre.

Actions et manifestations dans toute la Suisse

La Journée mondiale du sida du 1er décembre est amorcée par le biais de diverses actions menées dans plusieurs cantons dès la dernière semaine de novembre. De nombreuses manifestations des antennes régionales de l’Aide Suisse contre le Sida abordent en public la question du VIH/sida et présentent une série d’activités au plan national et régional. Vous en trouverez un aperçu sur
 www.aids.ch/f/ahs/weltaidstag.php



Pour d’autres informations :

Affiche 2007
Règlement sur le VIH/Sida à la place de travail

Consulter les offres de l’Aide Suisse contre le Sida destinées aux travailleurs: www.workpositive.ch

Appel de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey à l’occasion de la Journée mondiale du sida 2007


Seule une société solidaire est aussi une société forte.

Le 1er décembre est la Journée mondiale du sida. C’est la journée de la solidarité avec les personnes touchées par le VIH et le sida dans le monde entier. Mais elle doit éga-lement rappeler que pour les personnes atteintes, chaque jour est une journée du sida. En Suisse, ce sont quelque 25'000 hommes et femmes qui sont concernés, soit l’équivalent de la population d’une ville comme Sierre.

Selon UNAIDS, il y a dans le monde 39,5 millions de personnes vivant avec le VIH/sida, soit environ six fois la population suisse. 64% des personnes séropositives vivent en Afrique, parmi lesquelles 60% sont des femmes. Chaque année, environ 4,3 millions de personnes contractent le virus VIH. En 2006, le virus a été à l’origine du décès de 2,9 millions de personnes. Pour la communauté internationale, le VIH/sida reste l’un des défis majeurs. Au plan international, la Suisse s’investit en faveur des déclarations d’engagement relatives au VIH/sida et des « objectifs du Millénaire pour le développement » formulés par les Nations Unies.

En Suisse, chaque jour deux personnes apprennent qu’elles sont séropositives, et six personnes meurent chaque mois des suites du sida. Il ne peut donc être question de lever l’alerte et la situation est encore loin d’être normalisée. Le virus peut frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux. Même quelque vingt ans après le début de l’épidémie, le VIH/sida n’a rien perdu de son actualité.

Il est vrai qu’en Suisse, un pays riche comparé aux pays du Sud ou en transition, bien moins de personnes sont atteintes par le VIH/sida et nous disposons par ailleurs d’un système de santé qui fonctionne bien et de médicaments efficaces qui freinent l’évolution de la maladie et améliorent la qualité de vie des personnes atteintes.

Il n’en reste pas moins qu’il est très dur d’être séropositif, même dans notre pays. Les personnes qui en sont atteintes sont souvent abandonnées par la société. Aujourd’hui encore, des personnes séropositives ont des problèmes sur leur lieu de travail lorsque l’on apprend leur infection. De plus, les effets secondaires du traitement peuvent être pénibles, tout comme la peur omniprésente que le sida se déclare. A cela s’ajoute en-core que l’infection au VIH peut ternir, voire détruire, la relation de couple et les ami-tiés.

Seule une société solidaire qui veille également sur ses membres plus faibles et qui est prête à assumer une responsabilité globale est une société forte. Toutes les per-sonnes vivant avec le VIH/sida ont besoin de notre solidarité et de notre aide concrète. Chez nous, l’Aide Suisse contre le Sida apporte, au delà de son travail de prévention, aussi un soutien actif en encadrant les personnes séropositives et malades du sida ainsi que leurs proches, et ce, non pas uniquement à l’occasion de la Journée mon-diale du sida.

L’engagement de l’Aide Suisse contre le Sida et des organisations Œuvrant dans la coopération internationale en faveur de la justice sociale et dans la lutte contre le sida et la pauvreté me tient personnellement à cŒur et ces organisations peuvent compter sur mon soutien.

Micheline Calmy-Rey
Présidente de la Confédération

Le Prix des journalistes de l’Aide Suisse contre le Sida décerné cette année à Susanna Fanzun de la Televisiun Rumantscha.


Zurich, 12 novembre 2007. Pour l’Aide Suisse contre le Sida et pour son engagement dans le travail de prévention et de conseil aux personnes atteintes, il est essentiel que le thème du VIH/sida en Suisse soit à nouveau davantage présent dans les médias. C’est ce soir qu’aura donc lieu, au Zunfthaus zur Meisen à Zurich, et ce pour la deuxième année consécutive, l’attribution de son Prix des journalistes doté de Fr. 5000.-. La lauréate est Susanna Fanzun de la Televisiun Rumantscha pour l’émission « Giuventetgna e sexualitad », un film consacré à la sexualité des jeunes dans les Grisons. Le professeur privat-docent Peter Schneider, célèbre psychanalyste et chroniqueur, parlera culpabilité et innocence en relation avec le VIH et le sida.

Les médias ont joué et jouent toujours un rôle essentiel dans l’information relative au VIH/sida et l’abolition d’idées préconçues. En plus d’une volonté politique, de campagnes à grande échelle, d’une prévention ciblée et de moyens financiers, il faut en effet également, de la part des médias suisses, une information nuancée et responsable qui ramène le VIH et le sida à un sujet de proximité et le traite avec tout le soin requis.

L’émission primée offre un riche éventail de points de vue et d’impressions sur le comportement sexuel des jeunes dans les Grisons. Le résultat n’est pas un film didactique, mais un outil de première main pour aborder la question avec les jeunes dans les écoles, ce qui constitue précisément l’un des aspects de la prévention du VIH et du sida.

C’est Michel Danthe, rédacteur en chef du Matin Dimanche, qui a présenté la contribution primée, relevant que l’émission Giuventetgna e sexualitad est fraîche et courageuse dans la mesure où elle met dans les mains et la bouche de ces jeunes gens les principaux messages préventifs. L’émission est franche dans la mesure où elle laisse affleurer à la surface des déclarations des jeunes gens et des jeunes filles, des déclarations parfois très politiquement incorrectes.

Là où il y a une victime, il y a aussi un coupable ; et là où l’innocence se transforme en victime, la révolte envers le coupable est grande. C’est en ces termes que le célèbre psychanalyste et chroniqueur Peter Schneider a évoqué la problématique du « sida et ses victimes innocentes ».

« Giuventetgna e sexualitad » (Real Player 25min.)

Léa ne se cache pas pour s’amuser, mais par peur des discriminations.

Nouvelle campagne de l’Aide Suisse contre le Sida

Zurich, 5 novembre 2007. Les enfants adorent jouer à cache-cache. Mais pour Léa, c’est différent : si elle se cache, c’est par peur des discriminations. Agée de treize ans maintenant, elle est née séropositive. Elle est très souvent seule. Elle reste à l’écart, de peur que son entourage n’apprenne son infection par le VIH. A travers sa nouvelle campagne, l’Aide Suisse contre le Sida rend attentif à la détresse des personnes séropositives et de leurs proches dans notre pays.


Les affiches montrent une jeune fille qui se cache derrière un panneau d’affichage. On y lit : « Les enfants comme Léa ne se cachent pas pour s’amuser, mais par peur des discriminations ». .
Les affiches montrent une jeune fille qui se cache derrière un panneau d’affichage. On y lit : « Les enfants comme Léa ne se cachent pas pour s’amuser, mais par peur des discriminations ». L’Aide Suisse contre le Sida veut montrer par là que la discrimination est toujours chose courante pour de nombreuses personnes séropositives en Suisse. De même, les proches et les enfants nés de parents séropositifs souffrent, eux aussi, d’exclusion.

Il y a en Suisse quelque 25'000 personnes vivant avec le VIH et le sida : des femmes, des hommes et aussi des enfants de tout âge, comme Léa. Chaque jour, deux nouvelles personnes apprennent qu’elles sont séropositives. Les personnes atteintes et leurs proches dépendent de l’aide concrète des antennes sida. La campagne de collecte de dons qui démarre aujourd’hui doit permettre à l’Aide Suisse contre le Sida de réunir les fonds dont elle a un urgent besoin pour mener à bien ses nombreuses tâches.

Les personnes vivant avec le VIH/sida et leurs proches ont besoin de notre solidarité et de notre soutien concret. C’est là qu’intervient l’Aide Suisse contre le Sida : elle conseille et épaule les personnes séropositives et malades du sida ainsi que leurs proches. Elle appelle à la solidarité envers les personnes séropositives et s’investit à différents niveaux afin de défendre leurs intérêts. Elle peut aussi, en dernière extrémité, octroyer une aide financière d’urgence. Enfin, si l’Aide Suisse contre le Sida est à même d’offrir un encadrement psychosocial sur place, une consultation juridique, un service de formation continue comme le jobcoaching ou encore des informations en toute indépendance, c’est possible uniquement grâce aux dons de la population.

La nouvelle campagne d’affichage est visible dès maintenant dans les grandes villes de Suisse. Les différents sujets peuvent être téléchargés ici:
pour des revues
pour des journaux


Compte pour les dons à l’Aide Suisse contre le Sida : 10-15605-5.

« Hey Girls ! » désormais disponible en français sous le titre « Hé les miss ! »


« Hey Girls ! », la brochure de l’Aide Suisse contre le Sida et de l’Office fédéral de la santé publique qui fait un tabac outre-Sarine, est désormais également disponible en français sous le titre « Hé les miss ! ». Elle se veut un guide pour les jeunes filles dans leur découverte d’une sexualité pleinement assumée, responsable et épanouie. Cette publication gratuite explique par ailleurs en termes clairs et directs les risques en relation avec le VIH/sida et d’autres infections sexuellement transmissibles.
   
« Hé les miss ! » est une brochure informative et aisément compréhensible. Les jeunes filles ayant entre 12 et 17 ans y trouvent une grande diversité de sujets qui les préoccupent à cet âge : la puberté et ses transformations physiques, le premier amour et le premier rapport sexuel, la contraception ainsi que la protection contre le VIH/sida et d’autres infections sexuellement transmissibles. D’autres thèmes, parmi lesquels l’estime de soi, la violence, les drogues, l’orientation sexuelle ou encore le fait d’être étrangère, y sont également abordés.

La brochure est rédigée dans un langage clair et direct et conçue visuellement pour un public habitué à l’Internet. Sa conception modulaire permet aux lectrices de passer aisément d’un sujet à l’autre, interrompant et reprenant la lecture où et quand bon leur semble. La traduction a été réalisée en collaboration avec PLANeS, la Fondation suisse pour la santé sexuelle et reproductive à Lausanne, une garantie supplémentaire que l’adaptation tient compte des spécificités du groupe cible.

La brochure en couleurs « Hé les miss ! », 44 pages, format A4, peut être commandée gratuitement :   

téléphone 044 447 11 13 ou www.shop.aids.ch
téléchargement (630KB)


Le taux de séropositivité parmi les homosexuels reste élevé –


 Zurich, 30 avril 2007. Le nombre des nouveaux diagnostics d’infection à VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels au premier trimestre est moins élevé qu’à la même période de l’année précédente. Mais on ne saurait parler d’une inversion de tendance après trois mois seulement et il n’est pas question de baisser la garde.L’Aide Suisse contre le Sida met en garde contre la négligence des règles du safer sex et prie instamment les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes d’adopter un comportement responsable vis-à-vis de leur santé et de celle de leurs partenaires. C’est là le seul moyen d’inverser définitivement la tendance. Le nombre d’infections au sein de ce groupe de la population n’a cessé d’augmenter depuis 2004, une tendance observée également dans la plupart des autres pays occidentaux.

Au premier trimestre 2007, ce sont 58 nouvelles infections par le VIH qui ont été diagnostiquées chez des hommes homosexuels et bisexuels, soit moins qu’à la même période de l’année précédente. Mais on ne saurait parler d’une inversion de tendance après trois mois seulement. Les experts estiment qu’en Suisse, un homosexuel sur dix est séropositif. Après plus de vingt ans de lutte contre le sida, une partie des homosexuels semble faire preuve de moins de prudence que par le passé.


En automne 2006 déjà, l’Aide Suisse contre le Sida a réagi en lançant une campagne d’affichage dans les clubs et saunas, en collaboration avec l’Office fédéral de la santé publique. Cette campagne révèle combien d’homosexuels sont effectivement porteurs du virus et en appelle à un comportement responsable afin de se protéger du VIH en appliquant systématiquement les règles du safer sex.


Parmi les autres mesures préventives destinées aux homosexuels, citons des activités sur Internet (www.drgay.ch/f ou www.en-es-tu-sur.ch), les deux centres de conseil et de test Checkpoint à Genève et à Zurich ou encore les nombreuses brochures proposées par l’Aide Suisse contre le Sida (www.aids.ch/shop/f). Au niveau régional, les antennes sida font de la prévention sur le terrain par l’intermédiaire des travailleurs de proximité (« outreach workers »). Il s’agit d’homosexuels bien implantés sur la scène locale et qui en connaissent parfaitement les structures et les besoins. Voilà qui garantit un travail très ciblé et une bonne acceptation par les milieux concernés.


Campagne 2007 LOVE LIFE - STOP SIDA

Si le passé dérange votre relation : check-your-lovelife.ch


L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lance aujourd’hui une nouvelle campagne « LOVE LIFE - STOP SIDA » conjointement avec l’Aide suisse contre le sida (ASS).Le slogan « Si le passé dérange votre relation » rappelle que tout un chacun a un passé sexuel qu’il ne peut ignorer.Pour la première fois, la campagne évoque également la question du test VIH.


Les supports de la campagne 2007 illustrent l’omniprésence des anciennes relations.Ils reproduisent des scènes quotidiennes de la vie de couple, dans la chambre à coucher ou la salle de bain, par exemple. Mais ces personnes ne sont pas seules ; elles sont entourées de leurs anciens partenaires.De fait, le passé sexuel influe également sur les nouvelles relations amoureuses.Afin qu’il ne vienne pas gâcher une nouvelle liaison, les deux partenaires doivent se protèger dans un premier temps en utilisant un préservatif.Si la relation dure suffisamment longtemps et que la confiance mutuelle s’installe, les partenaires effectueront ensemble un test de dépistage, qui leur permettra d’exclure un éventuel risque d’infection par le VIH.


check-your-lovelife.ch

La thématique du passé sexuel et du risque VIH qui y est rattaché peut être digne d’intérêt même pour les personnes ne souhaitant pas construire une nouvelle relation.Le site www.check-your-lovelife.ch permet de déterminer si et quand il faut effectuer un test et propose à cette fin un questionnaire validé scientifiquement permettant d’évaluer son propre comportement.Les adresses où se rendre pour effectuer un test de dépistage y figurent également.


Pour la première fois, le test VIH sert de sujet à la campagne

C’est la première fois dans l’histoire de la lutte contre le sida que le test de dépistage devient l’objet même de la campagne.Il s’agit là d’une étape importante vers une approche simplifiée du test VIH : celui qui a eu un comportement à risque dans un environnement à risque, c.-à-d. au sein d’un groupe dont une proportion élevée est séropositive, est invité à se rendre dans un centre spécialisé pour effectuer un test de dépistage.En consultant le site check-your-lovelife.ch, les personnes intéressées pourront savoir s’il est judicieux de réaliser le test chez son médecin traitant ou dans un service spécialisé.Que vous souhaitiez vous renseigner ou non sur le test VIH, vous trouverez également sur la page d’accueil « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe ».


Le test VIH s’inscrit dans le cadre de la prévention du sida

Le test de dépistage s’effectue toujours sur une base volontaire et reste confidentiel ; associé à de solides conseils, il s’inscrit dans le cadre de la prévention en matière de VIH.Les tests rapides permettent de réunir test et conseils en une seule consultation.


Pour de plus amples renseignements :

Sur le thème sida : Office fédéral de la santé publique, Roger Staub, responsable de la section Sida, tél. 031 322 95 05


Sur le thème campagne : Office fédéral de la santé publique, Adrian Kammer, responsable de la section Campagnes, tél. 031 322 95 05


Informations sur le nouveau site Internet : www.check-your-lovelife.ch

Images et informations sur la nouvelle campagne LOVE LIFE - STOP SIDA : www.lovelife.ch

L'Aide Suisse contre le Sida dit non à la 5e révision de l'AI

Zurich, 29 mars 2007. L’Aide Suisse contre le Sida refuse la révision de la loi sur l’assurance-invalidité soumise en votation populaire le 17 juin. L’Aide Suisse contre le Sida est persuadée que l’acceptation de la révision équivaut à un démantèlement des assurances sociales et qu’elle met encore plus à l’écart les membres les plus faibles de notre société, à savoir les malades et les handicapés. Le débat politique autour de cette révision est le témoin alarmant d’une désolidarisation croissante au sein de la société suisse.

L’Aide Suisse contre le Sida prône le principe suivant lequel « la réadaptation prime la rente ». Appliquées comme il se doit, les mesures de réadaptation suggérées pourraient effectivement contribuer au maintien d’une activité dans une large mesure. Toutefois, l’une des conditions sine qua non du succès de ce modèle, à savoir des engagements contraignants de la part des employeurs, fait défaut. Ce qui subsiste, ce sont les restrictions drastiques de l’accès à la rente AI, le renforcement de la clause du « raisonnablement exigible » et un relâchement prévu de la protection des données, ce qui est particulièrement inquiétant pour les employés séropositifs. La révision proposée prend désormais une tournure inacceptable.

Jusqu’ici, l’Aide Suisse contre le Sida, tout comme d’autres organisations de patients, s’est abstenue de dire non à la 5e révision, ne voulant pas compromettre le financement additionnel absolument indispensable. Or, ce financement additionnel est désormais mis en péril suite à la décision incompréhensible du Conseil national la semaine dernière.

Voilà pourquoi l’Aide Suisse contre le Sida recommande de dire non à la 5e révision de l’AI et donne par là un signe clair contre un plus grand démantèlement de nos institutions sociales.

Prix des journalistes 2007


Après le succès en 2006, l’Aide Suisse contre le Sida lance son Prix des journalistes pour la deuxième fois.

Pour l’Aide Suisse contre le Sida et pour son engagement dans le travail de prévention et de conseil aux personnes atteintes, il est essentiel que le thème du VIH/sida en Suisse soit toujours présent dans les médias. Voilà pourquoi elle lance son Prix des journalistes aussi en 2007.

Les médias ont joué et jouent toujours un rôle essentiel dans l’information relative au VIH/sida et l’abolition d’idées préconçues. En plus d’une volonté politique, de campagnes à grande échelle, d’une prévention ciblée et de moyens financiers, il faut également, de la part des médias suisses, une information nuancée et responsable qui ramène le VIH et le sida à un sujet de proximité et le traite avec tout le soin requis.

Il y a 25 ans lorsque le VIH/sida a fait son apparition, le sujet avait une forte valeur médiatique, les photos des personnes atteintes étaient effrayantes et le diagnostic de séropositivité équivalait à une condamnation à mort. Or aujourd’hui encore en Suisse, deux personnes apprennent chaque jour qu’elles sont séropositives, plus de 20'000 vivent avec le virus et, chaque mois, ce sont six d’entre elles qui meurent du sida.

Afin d’encourager et d’honorer le travail d’information sur le VIH/sida, l’Aide Suisse contre le Sida a décidé de lancer son Prix des journalistes aussi en 2007. Peuvent prendre part au concours les journalistes issus de la presse écrite, de la radio et de la télévision de toute la Suisse qui, entre septembre 2006 et août 2007, auront été l’auteur d’un article ou d’une contribution sur le thème du « VIH et sida en Suisse ».

Un jury indépendant évaluera les travaux et désignera le lauréat ou la lauréate en novembre 2007

L’Aide Suisse contre le Sida souhaite que les professionnels suisses des médias la soutiennent dans son combat contre de nouvelles infections, mais aussi en faveur d’une société solidaire et contre la stigmatisation et la discrimination des personnes séropositives.


Règlement(PDF 30KB)

Ni fin d'alerte ni normalisation en vue. Le VIH peut frapper n'importe qui !

Le 1er décembre est la Journée mondiale du sida. C’est la journée de la solidarité avec les personnes touchées par le VIH et le sida. Mais elle doit aussi rappeler que pour les personnes atteintes, chaque jour est une journée du sida. En Suisse, cela concerne plus de 20'000 hommes et femmes. Chaque jour, deux nouvelles personnes apprennent qu’elles sont séropositives, et six personnes meurent chaque mois des suites du sida. Il ne peut être question de lever l’alerte et la situation est encore loin d’être normalisée. Le virus peut frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux. 

Le VIH et le sida ont quitté les feux de la rampe médiatique, mais le problème, lui, n’a pas disparu, tant s’en faut. Les personnes atteintes ne sont pratiquement plus visibles, par crainte de la stigmatisation et de la discrimination qui se manifestent au milieu de nous et à laquelle les personnes vivant avec le VIH sont confrontées pour ainsi dire quotidiennement. Même en Suisse, il est très dur d’être séropositif. Les personnes séropositives sont abandonnées par la société ; leurs soucis et difficultés ne sont pas pris au sérieux. Aujourd’hui encore, des personnes séropositives ont des problèmes sur leur lieu de travail lorsqu’on apprend leur infection. De plus, les effets secondaires du traitement peuvent être pénibles, tout comme la peur omniprésente que le sida se déclare. A cela s’ajoute encore que l’infection à VIH peut ternir, voire détruire, la relation de couple et les amitiés.

Les nombreuses personnes touchées par le VIH ont besoin de notre soutien et de notre solidarité. Y compris 25 ans après la première infection, et pas seulement à l’occasion de la Journée mondiale du sida.

Des actions et des manifestations dans toute la Suisse

La Journée mondiale du sida du 1er décembre est amorcée par le biais de diverses actions menées dans plusieurs cantons dès la dernière semaine de novembre. De nombreuses manifestations des antennes régionales de l’Aide Suisse contre le Sida abordent en public la question du VIH/sida et présentent une série d’activités au plan national et régional. Vous en trouverez un aperçu sur www.aids.ch/f/ahs/weltaidstag.php