Archive médias 2008
- Journée mondiale du sida 2008 : donner un signal clair contre la discrimination !
- L’Aide Suisse contre le Sida dit oui à la révision de la loi sur les stupéfiants
- Des célébrités s’affichent : contre le sida, pour les personnes atteintes.
- XVIIe Conférence internationale sur le sida – l’Aide Suisse contre le Sida constate la nécessité des coopérations internationales
- La pénalisation de la transmission du VIH n'est pas une mesure de prévention: l'ONUSIDA réaffirme la position de l'Aide Suisse contre le Sida
- Après l’élection de Ruth Genner à la municipalité de Zurich, c’est Hansruedi Völkle qui reprend la présidence de l’Aide Suisse contre le Sida
- « Pour les jeux les plus excitants de tous les temps » - L’Aide Suisse contre le Sida sur le terrain de l’Euro 2008 avec les règles du client des prostituées
- L’Aide Suisse contre le Sida dit non au diktat des caisses-maladie le 1er juin
- Pratiquer le safer sex, même dans des situations particulières
- Journée mondiale du sida 2007 – Une politique en faveur des personnes séropositives sur le lieu de travail
Journée mondiale du sida 2008 : donner un signal clair contre la discrimination !
L’Aide Suisse contre le Sida appelle à l’engagement contre la discrimination des personnes séropositives.
Zurich, le 27 novembre 2008. A l’occasion de la Journée mondiale du sida de cette année, l’Aide Suisse contre le Sida lance un appel à la solidarité avec les personnes séropositives en Suisse. En effet, celles-ci font l’expérience pour ainsi dire chaque jour du rejet, de l’exclusion, de la stigmatisation et de la discrimination. Les réactions négatives ne viennent pas seulement de personnes anonymes ou inconnues, mais aussi des employeurs, des collègues de travail, des amis et même du cercle familial le plus proche. L’exclusion peut avoir différentes origines : la méconnaissance du VIH, la peur consciente ou non d’une contamination, les préjugés vis-à-vis des groupes dits « marginaux » (par exemple les homosexuels), les accusations à l’encontre des per-sonnes séropositives, l’égoïsme ou l’absence de solidarité avec les plus faibles au sein de notre société. Peu importe les motifs, une chose est sûre : la société doit s’engager dans la lutte contre la discrimination des personnes séropositives.
Discrimination et rejet, du jardin d’enfants à la résidence pour personnes âgées
L’exclusion ne connaît pas de limite d’âge. Même les tout petits sont déjà touchés, et pas seulement ceux qui sont eux-mêmes séropositifs et dont on connaît le statut sérologique ; non, il suffit que l’on sache que leur père ou leur mère ait contracté le virus. Si, devenus grands, ces jeunes rejoignent un club sportif, ils cachent souvent leur infection de peur d’être rejetés, voire carrément exclus d’une équipe active. Le VIH en milieu sportif est un tabou absolu, tant à l’entraînement qu’en compétition ou à la « troisième mi-temps ».
Après plus de vingt ans de lutte contre le VIH/sida, des personnes séropositives sont tou-jours confrontées à des problèmes dans leur vie professionnelle. Les discriminations, les violations de la protection des données et le harcèlement sont ainsi à l’ordre du jour. En règle générale, les personnes séropositives ne peuvent pas conclure d’assurance-vie, bien que bon nombre d’entre elles aient, sous traitement, une espérance de vie normale. La conclusion d’une assurance-maladie complémentaire leur est également interdite. Par ail-leurs, les difficultés avec l’assurance indemnités journalières de l’entreprise sont fréquentes.
L’espérance de vie des personnes séropositives ne cesse d’augmenter. Les personnes touchées atteignent donc des âges toujours plus élevés. Mais sont-elles en mesure d’apprécier cette nouvelle étape de la vie ? Souvent, elles ne le peuvent pas si elles dévoilent leur statut sérologique. Les homes pour personnes âgées se voient, quant à eux, confrontés à la nécessité d’apprendre à gérer le quotidien avec des pensionnaires séropositifs, tant au niveau des soins que de la vie en général.
Le droit pénal n’est pas un moyen de lutte contre le VIH
Le VIH ne peut être combattu avec le droit pénal, mais uniquement avec une prévention qui en appelle à la responsabilité de chacun, qu’il soit séropositif ou séronégatif. Chacun est responsable de se protéger et de protéger les autres du VIH. En dépit de cet état de fait, la Suisse joue, hélas, un rôle de premier plan dans la criminalisation de la transmission du VIH par des séropositifs voire, comme ce fut le cas récemment, par des personnes qui n’étaient même pas au courant de leur infection. L’Aide Suisse contre le Sida en prend acte avec beaucoup d’appréhension.
Le VIH et le sida en Suisse
A l’heure actuelle, quelque 25'000 personnes vivent avec le VIH et le sida dans notre pays. Grâce aux traitements modernes, elles ne sont plus confrontées directement à la mort. Leur système immunitaire se rétablit et un bon nombre d’entre elles ont une espérance de vie normale. Mais malgré ces progrès médicaux, six personnes meurent encore du sida chaque mois tandis que deux nouvelles personnes apprennent chaque jour qu’elles sont séropositi-ves.
Il n’est pas question de baisser la garde et l’on est encore loin d’une normalisation. Le virus peut frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux.
Actions et manifestations dans toute la Suisse
La Journée mondiale du sida du 1er décembre est amorcée par le biais de diverses actions menées dans plusieurs cantons dès la dernière semaine de novembre. De nombreuses manifestations des antennes régionales de l’Aide Suisse contre le Sida abordent en public la question du VIH/sida et présentent une série d’activités au plan national et régional. Vous en trouverez un aperçu sur www.aids.ch/f/ahs/weltaidstag.php
Pour d’autres informations :
www.aids.ch/f/ahs/weltaidstag.php ou contacter par téléphone
L’Aide Suisse contre le Sida dit oui à la révision de la loi sur les stupéfiants
Zurich, le 4 novembre 2008. L’Aide Suisse contre le Sida approuve la révision de la loi sur les stupéfiants qui sera soumise en votation le 30 novembre prochain. Elle souligne qu‘un rejet rendrait plus difficile une lutte déterminée contre le VIH/sida. Sans prise en charge efficace des héroïnodépendants, le risque d’une nouvelle propagation de l’infection est tout sauf né-gligeable.L’Aide Suisse contre le Sida soutient la politique des quatre piliers du Conseil fédéral. Cette politique mise à la fois sur la prévention et sur la répression. Elle permet par ailleurs aux dé-pendants d’accéder à des traitements efficaces et les protège des maladies infectieuses, no-tamment par la distribution de seringues. Elle a permis de stopper l’épidémie de VIH/sida parmi les toxicodépendants et de freiner la propagation du VIH et de l’hépatite C. En ce mo-ment, ce sont quelque 1300 femmes et hommes qui bénéficient des programmes étatiques de distribution contrôlée d’héroïne. Environ 15‘000 dépendants participent à différents pro-grammes de distribution de méthadone. Un rejet de la révision signifierait la fin de la pres-cription médicale d’héroïne et une forte mise en péril du financement des programmes de remise de méthadone. Voilà qui ferait sombrer à nouveau les dépendants dans la déchéance, les incitant à la criminalité et à la prostitution pour obtenir ce dont ils ont besoin. Les nouvelles infections par le VIH et l’hépatite C reprendraient l’ascenseur. Tout cela n’est pas sans influence sur les risques pour la population générale ainsi que sur les coûts de la santé.
Voilà pourquoi l’Aide Suisse contre le Sida recommande instamment d’accepter la révision de la loi sur les stupéfiants.
A propos de l’Aide Suisse contre le Sida
L’Aide Suisse contre le Sida (ASS) est l’organisation faîtière de 21 antennes cantonales et régionales ainsi que de 38 autres organisations actives ou engagées dans le domaine du VIH/sida.
Elle planifie, coordonne et réalise des projets de prévention dans le domaine du VIH/sida et des autres infections sexuellement transmissibles (IST), plus particulièrement pour les groupes de population présentant un risque élevé. Elle a à cœur de promouvoir une sexualité autodéterminée, fondée sur le respect, ainsi que des conditions-cadre juridiques et sociales favorables à la santé sexuelle. Elle s’investit en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, défendant leurs besoins, leurs droits et leur statut d’égalité au sein de la société. Pour plus d’informations : www.aids.ch
Des célébrités s’affichent : contre le sida, pour les personnes atteintes.
La nouvelle campagne de l’Aide Suisse contre le Sida démarre la semaine
prochaine.
Zurich, le 31 octobre
2008. L’Aide Suisse contre le Sida reçoit le soutien de célébrités dans sa lutte
en faveur des personnes vivant avec le VIH. Didier Cuche, Stephan Eicher, Marc
Forster, Stephanie Glaser et Sandra Studer font partie de la nouvelle campagne
de solidarité à l’égard des personnes séropositives. Cette action qui précède la
Journée mondiale du sida du 1er décembre rappelle que les personnes
séropositives en Suisse font toujours l’objet de discriminations. 




A l’heure actuelle, le diagnostic « séropositif » n’équivaut plus à une condamnation à mort grâce aux progrès considérables de la médecine. Le VIH/sida est devenu une maladie chronique et néanmoins incurable qui touche toujours plus de gens en Suisse. Chaque jour, deux personnes apprennent qu’elles sont séropositives. Le nombre des personnes atteintes augmente. Toutes doivent apprendre à vivre avec le virus. Et ce n’est pas facile : outre les conséquences sur le plan de la santé, ces personnes doivent souvent faire face à des discriminations, que ce soit sur leur lieu de travail, au sein de leur famille ou dans leur cercle d’amis.
La campagne qui démarre lundi 3 novembre est un appel à la solidarité avec les personnes séropositives. Elle s’affichera dans les plus grandes villes de Suisse et dans les transports publics. Elle doit aussi contribuer à rassembler les fonds absolument indispensables à l’Aide Suisse contre le Sida pour accomplir ses différentes missions. Les dons servent, entre autres objectifs, à soutenir des personnes atteintes et à faire de la prévention auprès des jeunes.
Compte pour les dons à l’Aide Suisse contre le Sida : 30-10900-5
Pour d’autres informations :
Pour d’autres informations :
Thomas Lyssy
Porte-parole de l’Aide Suisse contre le Sida
Téléphone 044 447 11 21
Annexe :
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XVIIe Conférence internationale sur le sida – l’Aide Suisse contre le Sida constate la nécessité des coopérations internationales
Mexico City, le 8 août 2008. A l’issue de la Conférence internationale sur le sida 2008, la délégation de l’Aide Suisse contre le Sida tire un bilan positif de sa participation. Elle avait mis l’accent sur la prévention et les droits des personnes vivant avec le VIH/sida. L’échange de réflexions et d’expériences avec des professionnels du domaine et des personnes touchées, aux échelons européen et international, a confirmé la pertinence de son engagement international, notamment parce que celui-ci est également indispensable pour résoudre des problèmes en Suisse. Parmi les nombreux programmes présentés, les participantes et participants se sont plus particulièrement intéressés aux thèmes « Prévention auprès des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », « Industrie du Sexe », « Pénalisation de la transmission du VIH », « Discrimination des personnes séropositives » et « Recherches médicales et biomédicales ».De la médecine à la politique
Il est frappant de constater que les priorités de la Conférence internationale sur le sida se sont déplacées au fil des ans de contenus d’orientation biomédicale vers des thèmes politiques. Sur le plan géopolitique, l’intérêt s’est surtout concentré sur les pays en développement. En plus de l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et d’autres pays nouvellement industrialisés ont occupé beaucoup de place. Parmi les revendications, parallèlement à celle de l’accès aux médicaments dans les pays pauvres qui se fait entendre depuis longtemps, il a surtout été question de lutte contre les discriminations, une problématique qui, vingt ans après l’apparition du sida, reste virulente même en Suisse.
Prévention
La prévention a occupé une place centrale à la Conférence, principalement en ce qui concerne les manières d’atteindre les groupes particulièrement touchés ou vulnérables. On sait, et cet aspect a été largement reconnu, que la prévention primaire a obtenu d’excellents résultats, notamment à travers des approches et interventions affinitaires et de proximité, sur les plans du comportement et du contexte. Nouvellement, la discussion a également porté sur le rôle des traitements antirétroviraux dans l’arsenal de la prévention. De son côté, l’Aide Suisse contre le Sida est d’avis qu’ils peuvent faire partie des mesures préventives, mais plutôt dans les pays à très forte prévalence. Pour elle, des programmes de prévention spécifiques à des catégories de population, en particulier celles où la prévalence est élevée ainsi que les destinataires particulièrement vulnérables, demeurent la première priorité pour endiguer la propagation en Suisse. Des efforts supplémentaires s’imposent notamment auprès des homosexuels. Les présentations et discussions ont clairement montré que la Suisse n’est de loin pas seule face à ce problème. L’Aide Suisse contre le Sida soutient également les voix qui se sont élevées en faveur d’un rapprochement accru des approches thérapeutiques et préventives.
Vivre avec le VIH
9 symposiums et 11 posters étaient consacrés à la pénalisation de la transmission du VIH et, par conséquent, la criminalisation des personnes séropositives. La Conférence est parvenue à un consensus : les dispositions pénales à l’encontre des personnes séropositives sont inefficaces et dangereuses. La Suisse se distingue malheureusement sur ce plan par l’un des régimes juridiques les plus sévères. Mais des questions plus générales autour de la discrimination et de la stigmatisation des personnes séropositives, notamment dans le monde du travail et en matière de restrictions d’immigration, figuraient également à l’ordre du jour de la Conférence et apparaissent comme de véritables priorités. La discussion autour de la déclaration de la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida, soutenue par l’Aide Suisse contre le Sida, a été débattue et approfondie dans le cadre d’un symposium qui a réuni de nombreux participants.
Recherche et développement
Lors de la Conférence internationale sur le sida de Toronto en 2006, les microbicides et vaccins avaient été présentés comme des remèdes miracles dans la lutte contre le sida, mais les études ont malheureusement livré des résultats plus que décevants. A Mexico, des microbicides de la 2e génération ont suscité le même enthousiasme, alors qu’il ressort des premières études que ceux-ci ne devraient pas être disponibles avant 2010. Des déficits de recherche dans le domaine des sciences sociales ont été soulignés une fois de plus. L’Aide Suisse contre le Sida est par exemple d’avis qu’une meilleure concentration des forces exigerait davantage de données, et des données plus précises, notamment dans le domaine de la prévention.
Conclusion
L’Aide Suisse contre le Sida considère que sa participation à la Conférence internationale sur le sida a d’une part permis d’avoir un accès direct à un volume considérable d’informations, tout en lui offrant d’autre part l’occasion de rencontres informelles avec des représentants des cercles médicaux, politiques, des personnes touchées et d’autres organisations du domaine. En octobre, l’Aide Suisse contre le Sida consacrera un colloque national au transfert des informations réunies et de leur analyse approfondie, aux impulsions acquises ainsi qu’à une discussion sur les tendances et leurs conséquences pour le travail contre le sida en Suisse.
La pénalisation de la transmission du VIH n'est pas une mesure de prévention: l'ONUSIDA réaffirme la position de l'Aide Suisse contre le Sida
La criminalisation de la transmission du VIH ne concerne pas uniquement en Suisse les personnes porteuses du VIH et les organisations qui représentent leurs intérêts. A Mexico, pas moins de 9 symposiums et sessions sont menés et 11 posters présentés sur ce thème. La Suisse joue toutefois malheureusement un rôle de premier plan dans la criminalisation de la transmission du VIH: une personne séropositive peut être poursuivie pénalement pour tout rapport sexuel non protégé, y compris s'il n'y a pas eu contamination, et désormais, depuis une récente confirmation du Tribunal fédéral, même si la personne ignorait qu'elle était porteuse du virus. L'Aide Suisse contre le Sida dénonce cette législation de plus en plus répressive, en particulier dans les cas où la transmission du VIH a lieu au cours d'une relation sexuelle occasionnelle, où la responsabilité des deux partenaires est dès lors engagée de façon égale. Il n'est pas correct de placer l'entière responsabilité de la prévention sur le partenaire séropositif cette criminalisation injustifiée contribue à alimenter la stigmatisation que subissent femmes et hommes vivant avec le VIH en Suisse. Cette position a été confirmée ce matin per l’ONUSIDA.
Lors d'une session spéciale sur le thème "Transmettre ou ne pas transmettre, est-ce bien là la question?", la situation de la pénalisation de la transmission du VIH dans différents pays a été passée en revue. À cet égard, tous les intervenants furent unanimes: la tendance mondiale à l'introduction de nouvelles dispositions pénales ou le renforcement de l'application des lois existantes contre les personnes vivant avec le VIH est une catastrophe pour les programmes de prévention.
Certains experts ont même parlé du "virus HIL" (LHI en français), le "virus de la Loi Hautement Inefficace". Ces quatre dernières années rien qu'en Europe, 6 nouveaux pays ont introduit des dispositions pour pénaliser la transmission du VIH. C'est pourquoi l'ONUSIDA a publié juste à temps pour la conférence de Mexico un nouveau document sur la criminalisation de la transmission du VIH dans lequel sont répertoriés les risques que ces politiques comportent pour la prévention du sida et les droits des personnes vivant avec le VIH.
Comme l'affirme l'ONUSIDA, il n'existe pas une seule donnée prouvant que de telles dispositions du Code pénal empêchent la transmission du VIH. Juge de la Cour suprême d'Afrique du Sud, Edwin Cameron a pour sa part déclaré lors d'une conférence de presse que "ces lois sont mauvaises".
Cela s'applique aussi à la Suisse: la pratique actuelle a pour risque de laisser croire à la population qu'elle n'a plus à se préocuper de sa protection lors des rapports sexuels puisqu'il existe une obligation unilatérale pour toute personne séropositive, et même pour toute personne qui a pu avoir une relation non protégée mais ignore son statut, d'utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel.
Or les règles du safer sex s'appliquent à tous. La lutte contre le VIH/sida ne peut se faire par des lois pénales uniquement, elle passe avant tout par la prévention qui fait appel à la responsabilisation de chacun.
La pénalisation ne devrait s'appliquer que dans les cas de contamination délibérée et avérée, de contamination par violence, ou lorsque la contamination intervient dans le cadre d'une relation stable et durable où le partenaire a caché son statut sérologique.
Après l’élection de Ruth Genner à la municipalité de Zurich, c’est Hansruedi Völkle qui reprend la présidence de l’Aide Suisse contre le Sida
Berne, 14 juin 2008. A l’occasion de son assemblée générale qui s’est tenue aujourd’hui, les membres de l’Aide Suisse contre le Sida ont désigné Hansruedi Völkle au poste de président. Il succède ainsi à la conseillère nationale Ruth Genner qui a été élue à la municipalité de Zurich le 1er juin. Les délégués ont par ailleurs adopté la nouvelle stratégie pour les années 2009 à 2014.
Le nouveau président a 62 ans, il est physicien et spécialiste de la radioprotection ainsi que professeur titulaire à la faculté des sciences de l’Université de Fribourg. Il fait partie du comité de l’Aide Suisse contre le Sida depuis 2002 et il est vice-président depuis 2007.
La situation en matière de VIH/sida a changé en Suisse. Le VIH/sida devient une maladie chronique, incurable mais pas directement mortelle, que l’on peut traiter sur le long terme. Cette nouvelle donne change la perception du VIH au sein du public et parmi les groupes cibles de l’Aide Suisse contre le Sida. Afin de donner à l’Aide Suisse contre le Sida les moyens de mener à bien les tâches qui l’attendent ces prochaines années, les délégués ont adopté la stratégie 2009 – 2014. Celle-ci tient compte de la nouvelle situation et fixe les bases et objectifs du travail de l’Aide Suisse contre le Sida et de ses membres pour les cinq années à venir.
Quelque 25'000 personnes séropositives vivent en Suisse. Chaque jour, deux personnes apprennent qu’elles sont séropositives et chaque mois, six personnes meurent des suites de l’infection. Il n’est donc pas question de baisser la garde, et l’on est encore loin d’une normalisation. Ce qui est inquiétant, c’est d’une part que les personnes séropositives fassent toujours l’objet de discrimination à maints égards et que des craintes irrationnelles soient propagées à l’encontre des personnes porteuses du virus. D’autre part, les données épidémiologiques de Suisse montrent que le nombre de nouveaux diagnostics de VIH est à nouveau clairement en hausse depuis de nombreuses années, en particulier chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il n’en reste pas moins que le virus peut aujourd’hui frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux. Même vingt-cinq ans après le début de l’épidémie, le VIH/sida n’a rien perdu de son actualité.
« Pour les jeux les plus excitants de tous les temps » - L’Aide Suisse contre le Sida sur le terrain de l’Euro 2008 avec les règles du client des prostituées
Zurich, 3 mai 2008. L’Euro 2008
démarre avec le match d’ouverture à Bâle dans un peu plus d’un mois, ouvrant
ainsi la voie aux jeux, espérons-le, les plus excitants de tous les temps – avec
le fair-play requis sur le terrain comme dans les coulisses de la grande fête du
football. Celles-ci incluent à n’en pas douter la vie nocturne dans les villes
où se disputent les matchs, et donc aussi le sexe, y compris tarifé. L’Aide
Suisse contre le Sida et ProCoRe lancent, à l’occasion de l’Euro 2008, les cinq
règles du client des prostituées « Fair-play aussi dans le sexe tarifé ». Ce
sont des équipes chargées de la prévention et issues des antennes régionales qui
distribueront les cartes postales au contenu informatif, censées également
déclencher un petit sourire chez les hommes.

Les cinq règles du client des prostituées
- La courtoisie, le respect et une apparence soignée facilitent le contact.
- L’alcool désinhibe mais diminue la libido. Moins on boit, plus on prend son pied.
- Tenez votre parole. Respectez toujours ce qui a été convenu, à commencer par le prix.
- Si la prostituée travaille contre son gré ou si elle est sous pression, consultez www.don-juan.ch pour des adresses d’aide.
- Préservatif ou préservatif, vous avez le choix : celui de la bonne taille. Mais jamais sans.
Les actions menées à l’occasion de l’Euro 2008 doivent
rappeler qu’il y a des règles dans le sexe tarifé et que sans préservatif, rien
ne va. La campagne doit permettre d’atteindre un plus grand nombre d’hommes que
ne l’autorisent les autres activités de dialogue direct dans le cadre du projet
Don Juan.
Le projet Don Juan
Différents services, réunis sous l’appellation Don Juan, visent une meilleure sensibilisation des clients en matière de prévention et, par là même, une contribution à la baisse des nouvelles infections au sein de la population hétérosexuelle : site Internet avec consultation en ligne pour les clients de prostituées, dialogue individuel avec les clients dans le milieu, matériel de prévention destiné aux établissements et aux bars.
En Suisse, 230'000 hommes ayant entre 17 et 45 ans fréquentent des prostituées. Ils ne se distinguent des autres hommes ni par leur formation, ni par leur nationalité ou leur religion. Etre client de prostituées est toujours tabou dans la société suisse. Le révéler fait craindre aux hommes la discrimination et le préjudice. L’un des objectifs de Don Juan est de lever ce tabou et de contribuer ainsi à faire reconnaître la consommation tarifée de services sexuels offerts par des personnes adultes comme une donnée sociale. Cette acceptation est le fondement d’une prévention efficace.
A propos de l’Aide Suisse contre le Sida
L’Aide Suisse contre le Sida (ASS) est l’organisation faîtière de 21 antennes cantonales et régionales ainsi que de 36 autres organisations actives ou engagées dans le domaine du VIH/sida.
Elle planifie, coordonne et réalise des projets de prévention dans le domaine du VIH/sida et des autres infections sexuellement transmissibles (IST), plus particulièrement pour les groupes de population présentant un risque élevé. Elle a à cœur de promouvoir une sexualité pleinement assumée, fondée sur le respect, ainsi que des conditions-cadre juridiques et sociales favorables à la santé sexuelle. Elle s’investit en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, défendant leurs besoins, leurs droits et leur statut d’égalité au sein de la société. Pour plus d’informations : www.aids.ch
Pour d’autres informations :
Thomas Lyssy
Porte-parole de l’Aide Suisse contre le Sida
Claudette Plumey
Présidente ProCoRé
Téléphone 033 612 23 43 66.
Annexe : carte postale avec les règles du client des prostituées (Download Zip 3068KB)
L’Aide Suisse contre le Sida dit non au diktat des caisses-maladie le 1er juin
Zurich, 29 avril 2008. L’Aide Suisse contre le Sida rejette le projet « Qualité et efficacité économique dans l’assurance-maladie » qui sera soumis en votation populaire le 1er juin. L’Aide Suisse contre le Sida est convaincue que son acceptation aurait des conséquences néfastes pour le système de santé, et en particulier pour les personnes vivant avec le VIH.
L’introduction projetée de la liberté de contracter des assureurs vis-à-vis des prestataires de soins ambulatoires ou hospitaliers aboutirait inévitablement à une restriction du libre choix du médecin et de l’hôpital pour le patient. Les caisses-maladie pourraient désormais décider de leur propre chef avec quels médecins elles souhaitent collaborer ou non. Les médecins « chers » qui traitent les patients souffrant de maladies chroniques subiraient ainsi une pression massive visant à économiser des coûts. De ce fait, l’accès des personnes séropositives à des soins médicaux de qualité ne pourrait plus être garanti que par l’intermédiaire d’assurances complémentaires ; or, les personnes séropositives en sont précisément exclues en raison des « mauvais risques » qu’elles représentent, ou alors elles ne peuvent pas en conclure de nouvelles.
Si les patients ne peuvent plus choisir eux-mêmes leur médecin parce que ce sont les assureurs qui l’imposent, c’est là une condition préalable très défavorable à la relation de confiance entre médecin et patient. Cela pourrait avoir à son tour des conséquences négatives sur l’observance thérapeutique, qui est précisément extrêmement importante dans le cas du traitement antirétroviral en raison des résistances éventuelles.
L’assouplissement de l’obligation pour les caisses de collaborer avec tous les prestataires de soins débouche sur le fait que les personnes séropositives, affaiblies socialement en raison de leur maladie ou de la discrimination subie, ne pourraient plus s’offrir des soins médicaux de qualité, en cas de levée de cette obligation. Le projet attaque un des piliers du principe de solidarité dans le système de santé suisse qui avait cours jusqu’ici entre bien portants et malades, jeunes et vieux.
Pour ces raisons, l’Aide Suisse contre le Sida recommande de rejeter le projet « Qualité et efficacité économique dans l’assurance-maladie ».
A propos de l’Aide Suisse contre le Sida
L’Aide Suisse contre le Sida (ASS) est l’organisation faîtière de 21 antennes cantonales et régionales ainsi que de 36 autres organisations actives ou engagées dans le domaine du VIH/sida.
Elle planifie, coordonne et réalise des projets de prévention dans le domaine du VIH/sida et des autres infections sexuellement transmissibles (IST), plus particulièrement pour les groupes de population présentant un risque élevé. Elle a à cœur de promouvoir une sexualité pleinement assumée, fondée sur le respect, ainsi que des conditions-cadre juridiques et sociales favorables à la santé sexuelle. Elle s’investit en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, défendant leurs besoins, leurs droits et leur statut d’égalité au sein de la société. Pour plus d’informations : www.aids.ch
Pratiquer le safer sex, même dans des situations particulières
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et l’Aide suisse contre le sida (ASS) lancent la première vague d’affichage de la campagne 2008 LOVE LIFE STOP SIDA. Les affiches montrent des couples ayant des rapports sexuels pendant les vacances, en voyage d’affaires ou dans des soirées. Mandaté par l'OFSP, l’Hôpital de St-Gall a réalisé l’étude CHAT (SCHweizer AIDS-Transmission, transmission du VIH en Suisse) et a publié les résultats en 2007. Il ressort que des personnes ayant par ailleurs l’habitude de se protéger n’ont pas utilisé de préservatif dans certaines situations et ont été infectées par le VIH.
Dans le cadre de l’étude CHAT, des personnes récemment infectées par le VIH ont été interrogées sur les circonstances de l’infection. 12 % des personnes sondées ont indiqué que l’infection était survenue à l’étranger, lors d’un voyage d’affaires ou pendant les vacances. L’étude a par ailleurs montré que, d’habitude, la plupart de ces personnes appliquaient une stratégie de prévention adaptée et utilisaient un préservatif. Dans certaines situations, comme sous l’influence d’alcool ou de drogues, en cas d’excitation intense ou de transport amoureux, voire lors de rapports sexuels avec un ex-partenaire de confiance, elles avaient cependant renoncé à l’usage du préservatif et s’étaient infectées.
Il faut prendre les devants
L’étude CHAT l’a montré : même si l’usage du préservatif va normalement de soi, se protéger n’est pas forcément évident dans certaines situations. La campagne insiste donc sur l’importance de prévoir les situations particulières et d’avoir toujours un préservatif sur soi pendant les soirées ou les voyages. Et, en dehors d’une relation stable, basée sur la confiance, il convient d’appliquer les règles du safer sex : pas de pénétration sans préservatif, pas de sperme ni de sang dans la bouche. Les personnes peuvent vérifier l’opportunité de passer un test VIH sur le site www.check-your-lovelife.ch, site qui indique également les adresses des centres de dépistage anonyme. Des informations complémentaires sur les voyages et le VIH/sida sont également disponibles à l’adresse suivante : www.safetravel.ch.
Le VIH / sida concerne tout le monde
En Suisse, toutes les personnes n'ont pas le même risque de contracter le VIH / sida. De fait, l’incidence du VIH est plus élevée parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les personnes d’Afrique subsaharienne ou celles qui s’injectent des drogues. Il est toutefois important que toutes les personnes actives sexuellement conçoivent une stratégie de protection efficace et l’appliquent même dans les situations particulières. On estime à environ 25 000 le nombre de personnes infectées par le VIH / sida en Suisse actuellement. L’ensemble de la population doit donc être informée sur la maladie et ses modes de transmission.
Campagne
Les affiches constituent le principal vecteur de la campagne. Comme en 2007, elle sera complétée par des spots télévisés avec les « Love Lips », par des annonces et des bannières en ligne. La deuxième vague de communication sera lancée à la mi-août.
Autres liens sur le thème :
http://www.check-your-lovelife.ch
http://www.bag.admin.ch/dokumentation/publikationen/01435/03542/index.html?lang=fr&sort=ta (Bulletin 29/07: étude CHAT)
Renseignements :
Office fédéral de la santé publique
Sur la campagne :Adrian Kammer, responsable de la section
Campagnes,
tél. 031 322 95 05
Sur la prévention du VIH en général : Lisa Guggenbühl, responsable suppl. de la section SIDA, tél. :031 322 95 05
Journée mondiale du sida 2007 – Une politique en faveur des personnes séropositives sur le lieu de travail
L’Aide Suisse contre le Sida réclame la non-discrimination des travailleurs séropositifs. L’Union patronale a reconnu la situation.
L’Union patronale fait un premier pas
L’opinion publique suisse, les assurances sociales et les employeurs ne sont pas encore suffisamment conscients de la situation des personnes séropositives en milieu professionnel. La déclaration de Thomas Daum, directeur de l’Union patronale suisse, marque une première étape positive :
"En Suisse, quelque 15 000 personnes séropositives travaillent ; il n’y a pas de contamination à craindre. Par conséquent, du point de vue de l’employeur, il n’y a aucune raison de discriminer les personnes atteintes, tant à l’embauche qu’à l’emploi. Voilà qui permet aux personnes atteintes de rester intégrées dans la vie active, tandis que des coûts susceptibles d’être évités sont épargnés aux assurances sociales, et donc à la société."
Tamara Gerber, membre de la direction de Starbucks Suisse, s’oppose, elle aussi, à la discrimination des personnes séropositives :
"Dans la culture d’entreprise de Starbucks, la dignité et le respect dans le traitement des collaborateurs jouent un rôle déterminant. Nous reconnaissons la diversité comme une composante essentielle de notre façon de travailler. Il est important de mettre de l’enthousiasme dans le travail quotidien et d’offrir à nos hôtes de véritables moments de plaisir. Les deux choses dépendent des dispositions fondamentales du collaborateur, et non du fait qu’il est séropositif ou séronégatif
Consultation juridique de l’Aide Suisse contre le Sida pour les travailleurs
La plupart des demandes adressées à la consultation juridique de l’Aide Suisse contre le Sida par des personnes séropositives concernent des difficultés sur le lieu de travail. Il s’agit notamment de problèmes avec la caisse de pension ou l’assurance indemnités journalières, de violation de la protection des données, de harcèlement par des supérieurs ou des collègues ou encore de congés abusifs. Les chiffres en témoignent : si les questions en relation avec le droit du travail représentaient 9% des demandes en 2000, ce chiffre a passé à 40% en 2006 et en 2007, ce qui correspond à une demande par jour. Ces faits montrent clairement qu’un grand nombre de femmes et d’hommes séropositifs sont désormais intégrés dans la vie active. Mais ces personnes butent encore sur de nombreux obstacles, d’où leur démarche auprès de la consultation juridique.
Une enquête à l’appui des constatations de l’Aide Suisse contre le Sida
De mai à octobre 2007, une enquête a été réalisée auprès de 60 spécialistes en ressources humaines dans des PME et de grandes entreprises dans le cadre du projet P+IPS (Positive Integration Project Switzerland), mené conjointement par l’hôpital et l’antenne sida du canton de Saint-Gall.
Les résultats font ressortir avant tout la contradiction entre la constatation que « le VIH n’est plus considéré de manière générale comme une maladie menant nécessairement à l’invalidité », et le fait que « les personnes séropositives sont toujours considérées comme un risque pour la santé (contamination !) par leurs collègues sur le lieu de travail ».
L’Aide Suisse contre le Sida exhorte à l’intégration active
Personne n’ignore l’importance de l’intégration professionnelle, et donc de la participation à la vie sociale, pour la satisfaction et la santé de tout être humain. La mise en péril de l’intégration professionnelle en raison de la stigmatisation et de la discrimination fait que des compétences professionnelles restent inexploitées, tandis que les assurances sociales peinent sous le poids de la dépendance financière des personnes atteintes, dépendance souvent inutile. La discrimination coûte cher à l’économie nationale et ne se justifie pas.
L’Aide Suisse contre le Sida exhorte par conséquent les employeurs à intégrer activement les personnes séropositives dans le monde du travail et à éviter toute stigmatisation ou discrimination. Elle aide volontiers les employeurs à prendre les mesures et à élaborer les directives requises, ainsi qu’à les mettre en Œuvre.
Actions et manifestations dans toute la Suisse
La Journée mondiale du sida du 1er décembre est amorcée par le biais de diverses actions menées dans plusieurs cantons dès la dernière semaine de novembre. De nombreuses manifestations des antennes régionales de l’Aide Suisse contre le Sida abordent en public la question du VIH/sida et présentent une série d’activités au plan national et régional. Vous en trouverez un aperçu sur
www.aids.ch/f/ahs/weltaidstag.php
Pour d’autres informations :
Affiche 2007
Règlement sur le VIH/Sida à la place de travail
Consulter les offres de l’Aide Suisse contre le Sida destinées aux travailleurs: www.workpositive.ch

