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Pression psychologique

Le diagnostic de séropositivité entraîne souvent de grandes pressions psychologiques et sociales. Celles-ci peuvent provoquer des crises aigües, mais aussi des états d’angoisse prolongés et conduire à la dépression. Alors que les baisses de moral courantes se dissipent la plupart du temps d’elles-mêmes, les maladies psychiques de longue durée, et notamment la dépression, doivent êtres soignées.


Le fait de rechercher une aide professionnelle n’est ni un signe de faiblesse ni d’impuissance. Au contraire, cette démarche témoigne d’une volonté de changement et aide à surmonter pensées et sentiments pesants, à trouver une manière constructive d’y faire face.


Les antennes régionales de l’Aide Suisse contre le Sida peuvent vous aider à trouver le thérapeute adapté.


Symptômes de troubles psychologiques

Toute personne constatant qu’elle présente un ou plusieurs des symptômes suivants doit en parler avec son médecin : abattement, manque de motivation et difficulté à prendre des décisions, troubles de la concentration, sentiments de culpabilité et d’infériorité, troubles du sommeil, angoisses, irritabilité.


Traitement

À l’heure actuelle, les dépressions et autres troubles analogues d’ordre psychologique se soignent bien, grâce à des entretiens psychothérapeutiques seuls ou combinés à un traitement médicamenteux. Il est important de signaler ce dernier au médecin traitant l’infection par le VIH, car certains médicaments (notamment le millepertuis) ont une influence néfaste sur le traitement anti VIH.


Coûts et cotisations assurance maladie

Du point de vue de l’assurance de base, la loi sur l’assurance maladie (LAMal) différencie les psychothérapies médicales et non médicales.


L’assurance de base couvre les frais de deux séances hebdomadaires d’une heure pendant les trois premières années, lorsqu’elles sont menées par un spécialiste employé dans un cabinet médical (psychothérapie déléguée) ou par un médecin psychothérapeute ou un psychiatre.


Les choses se présentent différemment quant à la participation des caisses en cas de psychothérapies non médicales. Si le psychothérapeute travaille dans le même cabinet qu’un médecin, on peut mener une psychothérapie déléguée qui est considérée comme une prestation obligatoire par l’assurance de base. Pour les autres psychothérapeutes, même qualifiés, seules entrent en compte les prestations facultatives relevant des assurances complémentaires. Ces prestations sont très variables d’une caisse à l’autre et le niveau de couverture choisi par les assurés joue également un rôle. De manière générale,  les caisses ne couvrent les frais que partiellement.


C’est pourquoi les personnes envisageant un accompagnement psychothérapeutique devraient impérativement se renseigner auparavant auprès du futur psychothérapeute ou de la caisse d’assurance maladie. Une liste des prestations fournies par différentes caisses d’assurance maladie dans le domaine des assurances complémentaires peut également être retirée auprès de l'association suisse des psychothérapeutes (ASPV : → patients → prestations des caisses). De plus, la question des frais devra être soigneusement examinée avec le thérapeute lors de la première séance.