Assurances sociales

Toute personne n’étant pas en mesure de résoudre seule certaines difficultés financières, bénéficie du soutien de différentes assurances sociales. Les causes de chaque problème spécifique déterminent le type de prestations et l’assurance qui les fournit.

Vieillesse, invalidité, décès

En Suisse, la prévoyance vieillesse, invalidité et décès repose sur trois piliers. Ceux-ci doivent garantir le niveau de vie habituel des personnes au cours de leur vieillesse ou en cas d’invalidité. En cas de décès de la personne assurée, ce sont les survivants qui sont assurés.
  • Le 1er pilier se compose de l’assurance vieillesse/survivants (AVS) et de l’assurance invalidité (AI). Il a pour objectif d’assurer la subsistance des personnes âgées ou invalides. En cas de décès, c’est l’existence des survivants qui est assurée. L’AVS/AI est une assurance générale obligatoire : toute personne résidant en Suisse y est affiliée à titre obligatoire. Pour des informations détaillées sur l’AI voir Assurance invalidité (PDF 48KB).
  • Le 2e pilier consiste en une prévoyance professionnelle (caisse de retraite). Il a pour objectif d’assurer aux personnes leur niveau de vie antérieur en cas de vieillesse et d’invalidité. Il en va de même pour les survivants en cas de décès de la personne assurée. Seules les personnes percevant un revenu supérieur à 20 520 francs (état 2010) sont assurées à titre obligatoire dans le cadre de la prévoyance professionnelle.
  • Le 3e pilier est la prévoyance individuelle qui s’inscrit dans la suite logique des précédentes. Une part de cette prévoyance individuelle fait l’objet d’importants allègements fiscaux.

Les rentes AVS et AI du 1er pilier ne suffisent pas à elles seules à assurer les besoins vitaux (au maximum 2280 francs/mois (état 2010)). C’est pourquoi, en cas de besoin, sont versées des prestations dites complémentaires (CP) à l’AVS et l’AI aux bénéficiaires de l’AVS et de l’AI, afin de compléter leur rente jusqu’à hauteur d’un revenu minimal fixé par la loi.


Maladie ou accident et perte de gain

  • En cas de maladie, l’assurance maladie couvre effectivement les frais de traitement et de soins (voir article  "Qui prend en charge les soins et les frais médicaux?", mais pas la perte de gain découlant de la maladie. Pour les travailleurs non indépendants, en cas d’incapacité de travail liée à une maladie, le maintien du salaire n’est que de courte durée. C’est pourquoi la perte de gain doit être assurée en complément. Pour des informations détaillées voir Assurance d’indemnités journalières (PDF 29KB).
  • En cas de maladies et accidents du travail, l’assurance est meilleure : l’assurance accident obligatoire pour tous les salariés n’intervient pas seulement pour les coûts de traitement, mais propose également des indemnités journalières et des rentes AI accident. Si l’infection par le VIH a été causée par une activité professionnelle, alors l’assurance accident doit prendre en charge à la fois la perte de gain et les frais de traitement ainsi que toutes les prestations d’invalidité.
  • En cas de chômage existe un droit à des indemnités journalières de l’assurance chômage, pour une durée limitée. Pour des informations détaillées voir Assurance chômage (PDF 70KB).

Réseau de prise en charge : aide sociale

Aux personnes dans l’impossibilité de réunir suffisamment d’argent pour assumer leurs besoins vitaux que ce soit par leur travail ou par les prestations des assurances, la constitution garantit le droit de bénéficier des prestations de l’aide sociale (assistance publique). En principe, les prestations de l’aide sociale sont remboursables. L’administration a également la possibilité de se faire rembourser par des proches de la personne percevant les prestations.