Sous traitement
Une transmission par voie sexuelle du VIH est quasiment exclue quand :
- le traitement antirétroviral est suivi à la lettre et son efficacité contrôlée régulièrement par un médecin,
- la charge virale se situe depuis au moins six mois en dessous du seuil de détection et
- il n’y a pas d’autre IST (vous trouverez des informations approfondies à ce sujet sous les rubriques VIH et IST et Maladies sexuellement transmissibles).
Quel impact cela a-t-il sur la vie d’un couple stable ?
Les personnes séropositives qui vivent une relation stable avec une personne séronégative et pour lesquelles les trois conditions citées ci-dessus sont remplies peuvent renoncer au préservatif en tant que protection et n’ont pas à craindre de transmettre le virus IH à leur partenaire.
La condition préalable est que la décision ait été prise à deux sur la base d’une consultation médicale compétente commune, et que les deux personnes réévaluent régulièrement leur position par rapport aux risques encourus.
Sans traitement ART efficace ou dans le cadre de relations occasionnelles
Si les conditions citées plus haut ne sont pas réunies ou dans le cadre de relations sexuelles occasionnelles en dehors d’une relation stable, le safer-sex reste de loin la meilleure option, notamment afin de réduire le risque d’une infection par d’autres IST.
Conséquences sur la pénalisation de la transmission du VIH
Sur un plan cantonal, la déclaration de la CFPS relative à la
non-infectiosité des personnes séropositives sous traitement
antirétroviral efficace a déjà eu des effets dans la mesure où il a été
reconnu en 2009 par un tribunal fédéral que le traitement efficace
constituait une protection suffisante – il n’y a toutefois pas encore eu
de décision de ce genre au niveau du tribunal fédéral (voir Droit
pénal).




